Le football est un sport mais aussi un spectacle capable de procurer d'immenses émotions. Mais en ce moment, elles sont dures à trouver. En effet, ce n'est pas la demi-finale des Lyonnais (explosés par le Bayern) qui va nous aider. De même, le championnat de L1 que l'on pouvait trouver palpitant et serré se résume aujourd'hui à une domination de l'OM (qui n'a qu'à confirmer ce weekend contre Auxerre pour s'assurer le titre). Quant à l'équipe de France, cela fait maintenant près de 4ans qu'elle ne nous a pas fait vibrer. Une chose est sûre, les résultats actuels de Bordeaux semble confirmer la future venue à la tête de la sélection de Laurent Blanc, apparemment déjà touché par le syndrome bleu. Pourtant, il y a quelques mois, je devais être un des seuls, avec Patrick Bruel et Francis Lalanne, à penser que la France gagnerait la coupe du monde. On se disait qu'avec de tels joueurs évoluant dans les plus grands clubs d'Europe, les bleus allaient finir par faire quelque chose. Mais que sont devenus ces grands joueurs aujourd'hui, à la veille de la liste des 23: remplaçants comme Henry, Mexes ou Benzema, ou blessés comme Gallas, fatigués comme Gourcuff, déprimés comme Ribery. Alors que va faire Raymond, qui targue bien haut qu'il choisira en fonction de la forme du moment: il va donc nous prendre Pedretti et Valbuena, et alors là, ça fait encore plus peur! Non, il reste une solution pour remotiver nos joueurs, leur promettre des filles faciles en cas de victoire. Là, c'est sûr, on a une chance. Kenavo
The Nightcrawler aka Red
À l’écoute de cet album aux influences folk, blues et country, on n'est pas vraiment surpris de découvrir sur Myspace que The NightCrawler est originaire de Memphis Tenessee. On est plus étonné d'apprendre qu'en réalité c'est Olivier Lambin qui se cache derrière tout ça, lui qui s'était forgé une solide réputation sous le pseudonyme de Red au point d’avoir été signé chez Universal. Et s’il se déclare aujourd'hui de Memphis, c’est peut-être en raison du pouvoir de téléportation propre au personnage de Diablo (en VF) des X-Men dont il tient son nouveau pseudo ( The Nightcrawler en VO). Un personnage capable d’intervenir à tout moment et en tout lieu grâce à ses pouvoirs et en dépit de la faiblesse de ses défenses personnelles. Sa musique est à son image, à la fois forte et fragile, mélancolique mais plus touchante que déprimante, et illuminée par des chœurs, une rythmique délicate et des guitares comme tirées de l’ « Hôtel particulier » de Melody Nelson. Avec une voix grave qui rappelle Johnny Cash, Stuart Staples, chanteur des Tindersticks, ou encore le jeune Bruce Springsteen, ce disque tout en sobriété et en authenticité transpire le charisme de l’artiste, un peu à la manière d’un Tom Waits. Pour ne rien gâter, le musicien a réalisé en personne 500 artworks différents pour l'édition vinyle disponible sur Clapping Music.
Olivier Lambin n’est pas à court d’idée puisqu’à l’occasion, entre autres, des Tombées de la nuit à Rennes, il présentera en musique le légendaire France-Allemagne de Séville accompagné de Philippe Tessier au saxophone et Tonio Marinescu à la batterie sous le nom de Séville 82. On est très curieux du résultat final! Y aura t-il une nouvelle fois des prolongations haletantes!?
The Nightcrawler aka Red - 2010 - Clapping Music
Olivier Lambin n’est pas à court d’idée puisqu’à l’occasion, entre autres, des Tombées de la nuit à Rennes, il présentera en musique le légendaire France-Allemagne de Séville accompagné de Philippe Tessier au saxophone et Tonio Marinescu à la batterie sous le nom de Séville 82. On est très curieux du résultat final! Y aura t-il une nouvelle fois des prolongations haletantes!?
The Nightcrawler aka Red - 2010 - Clapping Music
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Tribeqa "Qolors"
Les Nantais de Tribeqa sont de retour avec "Qolors", opus qui porte bien son nom tant leur musique propose un univers très coloré. La palette d'influences est large et c'est un grand brassage de sonorités jazzy, hip hop, soul, en passant par l'Afrique et l'Amérique Latine qui caractérise leurs morceaux. Les balafons et vibraphones de Josselin Quentin ont encore une belle place dans l'ensemble mélodique de l'album. Dj Djo, présent sur la majeure partie des pistes, distille des scratchs pointus qui appuient un groove parfaitement maitrisé. C'est d'ailleurs cette maîtrise qui fait la force de Tribeqa. Ce grand melting pot est cohérent et redoutable d'efficacité. "Groove band", par exemple, démarre avec les scratchs de Djo qui s'amusent avec la contrebasse de Jeff vicendeau avant l'entrée en jeu de Josselin quentin et de son balafon, suivi de près par Etienne Arnoux Moreau et ses riffs acoustiques de guitare. Retour de Djo qui vient le taquiner aux scratchs, Moreau embraye et électrise son jeu; tandis que Benjamin Bouton arbitre rythmiquement tout ça avec brio. Ce morceau est à l'image de l'album qui varie les atmosphères au gré des pistes. Blake Worrell des feu Pupetmastaz, Kadi Coulibaly, Mauikai et Wamian Kaid gèrent les parties vocales. Ce "Qolors" est une belle réussite avec quelques morceaux déjà indispensables. On se languit de voir tourner cette mécanique sur scène.Tribeqa - Qolors - Underdogs Records - 2010
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Clutchy Hopkins « The Story Teller »
Clutchy Hopkins est le plus grand mystère de ces dernières années dans le monde du hip-hop. Il est présenté comme un barbu californien d’une cinquantaine d’année, un peu comme un assemblage du génial Moondog et de l’illuminé Charles Manson. Sa vie serait parait-il hors du commun à la limite même de l’irréelle, mais personne n'y croit et de nombreuses « théories » sont élaborées concernant sa véritable identité. Ainsi tour à tour ont été cités : Madlib pourtant déjà extrêmement productif sur Stones Throw, Dangermouse, DJ Shadow pourtant bien plus à l’aise avec ses boucles et ses samples, Mike D. des Beastie Boys, lui aussi Californien, Shawn Lee en raison de leur récente collaboration qui laissait penser que ces deux hommes n’en formaient qu’un, voir un nouveau jeune producteur surdoué. Le voile n’est toujours pas levé et chez Ubiquity, on entretient le mystère : Ce nouvel album aurait été livré sur un i-pod emballé dans du papier froissé sur lequel étaient imprimées des peintures de l’espagnol Thabeat Valera. L’une d’elle illustre d’ailleurs aujourd’hui l’album. Mais la musique alors ? Elle est instrumentale, intemporelle, et souvent qualifié de lo-fi ou downtempo. Clutchy Hopkins a l’art de raconter des histoires en musique comme en atteste le titre « The Story Teller ». Sur ces précédents albums, il se servait de superpositions de couches sonores avec des nappes de cordes et des voix soul. Cette fois, il se repose essentiellement sur une rythmique basse-batterie, avec pianos et claviers, accompagnés d’arpèges de guitare ou de quelques notes de flutes. L'influence 70's est indéniable, très jazzy, un peu funky, parfois brésilienne (le superbe « No Contact… Contact »), d'autres fois ce sont des sonorités plus africaines (« Truth Seekin’ » et son côté Don Cherry). Mais il y a toujours une accointance étonnante avec l’abastract hip-hop. Alors le mystère sur la personnalité de Clutchy Hopkins demeure mais sa musique se révèle de plus en plus de première classe.
Clutchy Hopkins - The Story Teller - Ubiquity - 2010
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Free The Robots « Ctrl Alt Delete »
Il y en a qui militent pour libérer des prisonniers politiques, Casey pour libérer la bête, Chris Alfaro quant à lui se bat pour la libération des robots avec « Ctrl Alt Delete » comme mot de passe.
Ce producteur issu de la scène abstract hip-hop californienne à côté de Flying Lotus et de Gaslamp Killer (présent sur son 1er album), deux des protagonistes du merveilleux « A Sufi and a Killer » de Gonjasufi, propose à son tour un album de hip-hop psychédélique. Mais alors que Sumach se nourrissait du rock et de la soul des 70’s, la création de Chris Alfaro est beaucoup plus électronique, parfois dub et flirte souvent avec le jazz. Des influences qui rendent son album moins évident que le Gonjasufi, plus sombre et bourré d’expérimentations sonores. Il mélange des samples avec des sons de synthés variés, et des breakbeats avec des instruments live. Et malgré son côté bricolage électronique, il réussit à nous embarquer grâce à sa maîtrise des rythmes et à l'art de marier le contretemps du dub à des mélodies. Au milieu des titres électro futuristes ou électro vintage, se glisse deux perles aux sonorités plus orientales. Sur « Wandering Gypsy » il marie des nappes de synthé avec un son de mélodica digne d’Augustus Pablo pour un ensemble plutôt dub et sur « Turkish Voodoo » ce sont les cordes qui nous amènent vers l'Est et alliées au son de guitare funky, on dirait parfois ce morceau issu de la compilation « Pomegranates ».
Finalement, le code magique « Ctrl Alt Delete » fonctionne bel et bien malgré sa complexité apparente, et il faut donc se préparer à l'invasion des robots...
Free The Robots - Ctrl Alt Delete - 2010 - Alpha Pup Records
Ce producteur issu de la scène abstract hip-hop californienne à côté de Flying Lotus et de Gaslamp Killer (présent sur son 1er album), deux des protagonistes du merveilleux « A Sufi and a Killer » de Gonjasufi, propose à son tour un album de hip-hop psychédélique. Mais alors que Sumach se nourrissait du rock et de la soul des 70’s, la création de Chris Alfaro est beaucoup plus électronique, parfois dub et flirte souvent avec le jazz. Des influences qui rendent son album moins évident que le Gonjasufi, plus sombre et bourré d’expérimentations sonores. Il mélange des samples avec des sons de synthés variés, et des breakbeats avec des instruments live. Et malgré son côté bricolage électronique, il réussit à nous embarquer grâce à sa maîtrise des rythmes et à l'art de marier le contretemps du dub à des mélodies. Au milieu des titres électro futuristes ou électro vintage, se glisse deux perles aux sonorités plus orientales. Sur « Wandering Gypsy » il marie des nappes de synthé avec un son de mélodica digne d’Augustus Pablo pour un ensemble plutôt dub et sur « Turkish Voodoo » ce sont les cordes qui nous amènent vers l'Est et alliées au son de guitare funky, on dirait parfois ce morceau issu de la compilation « Pomegranates ».
Finalement, le code magique « Ctrl Alt Delete » fonctionne bel et bien malgré sa complexité apparente, et il faut donc se préparer à l'invasion des robots...
Free The Robots - Ctrl Alt Delete - 2010 - Alpha Pup Records
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GURU (1966-2010)
Le hip-hop est en deuil : Keith Elam aka Jazzmatazz et membre de Gang Starr est mort.
"Transit Ride" comme un aller-simple pour l'au-delà.
"Transit Ride" comme un aller-simple pour l'au-delà.
Spécial adaptation

Afin de rester dans l’actualité, je me vois contraint de faire une nouvelle fois une critique multiple. Trois films par trois réalisateurs réputés. Trois adaptations: un polar, une BD et un remake.
“Shutter Island” Martin Scorsese
Adapté, comme la BD de De Metter du livre éponyme de Dennis Lehane*, auteur à succès du polar américain, le dernier film de Scorsese est pour moi une vraie réussite. Je trouve à ce propos l'accueil des critiques un peu injuste vis à vis de ce film. Ceci vient sûrement de l'attente et l'espoir que suscite un film signé Scorsese. Pour ma part j'avais lu le livre il y a moins de six mois. de ce fait au visionnage j'avais l'histoire bien en tête et c'est le seul bémol que je peux y mettre: le film est une adaptation très soignée et hyper fidèle à l'ouvrage. de ce fait, comme il s'agit d'un thriller à suspens, je n'ai pu apprécier comme quelqu'un qui découvre l'histoire pour la première fois, le dit suspens. Au demeurant je me suis concentrer sur la maestria de Scorsese: son style filmique toujours juste avec ses mouvements de caméra dont il a le secret, son montage tout en souplesse, sa direction d'acteur au cordeau, l'image de son chef opérateur, Robert Richardson, sublime. Ce n'est certes pas le meilleur film de Scorsese, mais quand on à signé deux trois des chef d'œuvres du cinéma américain de ces trente dernières années, il est sûrement difficile de se surpasser.
*Dennis Lehane: Ténèbres prenez-moi la main et Un dernier verre avant la guerre pour moi les 2 meilleurs de Lehane, à lire!
"Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc Sec" Luc Besson
Adapté de la BD de Tardi, voici le dernier film de Luc Besson. Réalisateur qui suscite soit l'admiration de ses fans, soit la critique exacerbé de ses détracteurs. Pour ma part je suis plutôt preneur surtout quand il s'agit de film au style BD justement (Nikita, Le cinquième éléments...) moins quand il s'agit de Jeanne d'Arc par exemple. Aussi ça faisait longtemps qu'un film signé Besson ne m'avais pas autant donné envie d'aller le voir. Son dernier si l'on excepte les films d'animation de la série Arthur, étant Angèle A un film plutôt loupé, à cause du scénario qui sentait bon la guimauve. Alors, adapter Adèle Blanc Sec, personnage mythique de la BD française au cinéma, voilà une bonne idée! A une époque je m'étais fait la réflexion que Jeunet serait le réalisateur idéal pour ça. Finalement c'est Besson qui s'y est collé, ça nous évite un film filtré à outrance, ce n'est pas plus mal! Pour ce qui est du film et pour faire court, c'est plutôt pas mal. Louise Bourgoin campe le personnage titre et met de la conviction dans son interprétation, même si je trouve sa voix un peu crispante tout de même, et son débit pas toujours très articuler, un défaut que l'on retrouve chez beaucoup de jeunes acteurs français ceci étant. J'aurais bien rajouté à son joli minois quelques tâches de rousseur pour bien coller à la BD... Pour le reste, il y a le savoir faire Besson, le soin apporté à l'adaptation est assez étonnant et les gueules comme les décors sont très proches de la BD, même si l'image d'Arbogast ne reflète pas toujours le noir et blanc pur du graphisme. Pour ce qui est des effet spéciaux, notamment la bête et les momies c'est vraiment très réussit, seul bémol, l'intégration d' Adèle chevauchant la bête au moment ou elle survole la Santé est assez moche (?). Pour finir, Besson fera sûrement des suites a ce film d'autant que les aventures de l'héroïne compte 9 albums. Mon préféré étant le secret de la salamandre. J'aimerais juste que ce soit un peu plus onirique et planant, genre je suis un auteur qui fume de l'opium comme semble l'être Tardi quand on lit ses BD, c'est peut être ce qui manque à cette adaptation. On se prend à rêver par ailleurs d'autre adaptation de BD française qu'on aime comme la Quête de l'oiseau du temps par exemple, mais peut être que le projet est en cours dans les bureaux d'Europa corp?
"Bad Lieutenant, escale à la nouvelle Orléans" Werner Herzog
Le projet le plus étonnant de l'année puisqu'il s'agit à la base d'un remake du film de Ferrara. Au final plus qu'un remake, c'est une adaptation libre de l'histoire et du personnage à la Nouvelle Orléans. Réalisé par Herzog et ça c'est aussi une surprise puisque l'allemand qui n'avait pas réalisé depuis belle lurette est plutôt adepte de film à mille lieux de cet univers et débarque ici un peu comme un cheveux sur "la Chouffe"(Hein Mathilde!). Le personnage est ici interprété par Nicolas Cage qui retrouve un rôle à sa mesure après une série de film qui lui ont servi soit à payer sa dose soit ses impôts, au choix! N'en déplaise à mon ami "Mogan", le film ne manque pas de qualité même s'il n'est certes pas du niveau de l'original. L'histoire de ce flic cocaïné, amoureux d'une prostituée trouve ici un autre ton que dans le Ferrara, il est moins question de rédemption et de religion. mais l'extravagance qu'apporte Cage au personnage donne un reflet diffèrent de ce qu'apportait l'interprétation noire de Keitel. Le film est dans une veine plus décalé et se retrouve parfois le cul entre deux chaises. les plans sur les iguanes qui ont été largement critiqué font pensé à Las Vegas parano et ne reflète pas ce que le film peut donné de mieux comme dans cette scène ou Cage se rase en même temps qu'il interroge une vieille dame. Un film largement au dessus du tout venant, même si parfois un peu loupé. Le plaisir y est, notamment grâce à la belle Eva Mendes et surtout à Cage qui est un acteur merveilleux, on pourra dire qu'il cabotine mais un acteur qui cabotine est un acteur qui maîtrise son art!
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"Shutter Island", Dennis Lehane, Christian de Metter
Si vous n'avez pas eu l'occasion de voir le film de Martin Scorsese ou de lire le roman de Dennis Lehane vous pouvez toujours découvrir le sombre univers de Shutter Island à travers cette très belle adaptation BD de Christian de Metter.L'histoire nous emmène dans les États-Unis des années 50. Deux marshals sont envoyés sur l'île de Shutter Island, siège d'un hôpital psychiatrique pour criminels. Ils doivent enquêter sur la disparition d'une détenue alors qu'il semble totalement impossible de s'échapper de cet endroit. L'histoire démarre brutalement au "Jour 1. 10:12AM", dans les toilettes du ferry où l'un des inspecteurs vomit ses tripes lors d'une traversée mouvementée. La chronologie minutieuse qui apparaît dès lors devient petit à petit le seul repère dans cette histoire de plus en plus sombre et fuyante. La pluie dégouline des stetson, les contours des visages sont flous, et Christian de Metter joue avec une palette réduite de bruns verdâtres pour créer une atmosphère glauque et inquiétante.
La collection Rivages/Casterman/Noir, dans laquelle paraît Shutter Island, propose toute une une série d'adaptations des polars et romans noirs du prestigieux catalogue de Rivages Noirs. Avec Dennis Lehane et Christian de Metter il s'agit en tous cas d'une rencontre réussie entre un scénario à couper le souffle et un coup de pinceau tout en ombres.
Dennis Lehanne, Christian de Metter, Shutter Island, Paris : Casterman/Payot et Rivages, 2008 (rivages/casterman/noir). Prix des libraires BD 2009
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La bouquinerie d'Azi
Carré Magique
Coach Swight étant parti à la recherche de Kostadinov, une vieille connaissance, c'est le coach-adjoint Paco qui s'occupe du mot du coach cette quinzaine.
Il était un temps où en football on parlait d’un jeu à la française, un temps où l’équipe de France avait une véritable identité, c’était peut-être ça l’identité nationale dont on nous a tant rebattu les oreilles ces derniers mois. Ce jeu fait de passes courtes et de déplacements judicieux faisait saliver les voisins européens mis à part l’Allemagne, la RFA à l’époque, qui avec ses Brutus avait pris l’habitude de gagner la plupart des compétitions qu'elle disputait. L’équipe de France quant à elle représentait les perdants magnifiques que le monde entier aimait aimer. D’ailleurs, aujourd’hui encore le France-Allemagne de Séville 82 reste un grand classique même en comparaison du France-Espagne victorieux du Parc des Princes de 84 dont on se souvient principalement la boulette d'Arconada.
Depuis de l’eau a coulé sous les petits ponts, et la génération 98 a surfé sur le mascaret de la victoire, n’est-ce-pas Bixente? Les Français avaient pris goût à la gagne et il n’était plus alors question de parler de beau jeu mais bien d’efficacité. La victoire à l’euro 2000 fut le point d’orgue de cette nouvelle philosophie, n’en déplaise à nos voisins italiens.
Mais qu’en est-il au jour d’aujourd’hui, une expression empruntée à Luis Fernandez pour l’occasion ? Plus de beau jeu à la française, disparu depuis des lustres et la retraite de Michel Hidalgo, mais disparues aussi l’odeur de la victoire et l’ivresse des coupes depuis le légendaire coup de tête de Zidane. Aujourd’hui ce sont les Espagnols qui gagnent sous les olés de leurs supporters alors peut-être serait-il temps de revenir à nos valeurs d’antan. Henry est magnifique quand il tourne sur lui-même pour saluer le non moins magnifique public de son ex HighBurry, mais n’est plus capable d’accélérer sur son couloir gauche durant le temps règlementaire ; Anelka et sa nonchalance sont loin de faire rêver les foules ; Govou est un professionnel besogneux fort respectable mais sans génie et nos milieux défensifs n’ont aucune complémentarité. Alors place au rêve maintenant! Mettons Ben Arfa sur son couloir gauche et laissons-le s’exprimer malgré le déchet parfois agaçant qu'il peut connaître dans ses dribbles fantasques (et puis il y a Flo Malouda qui pète la forme en cas de défaillance du minot), Ribery sur le côté droit en lui donnant les clés de la maison (parce qu'il n'y a pas de concurrent valable à ce poste si ce n'est un Jimmy Briand au maxi-top dans un rôle inhabituel), tout en permettant à ces deux techniciens hors paires de permuter en cours de match. Gourcuff en 10 à l’ancienne, dans un mix idéal de Zizou et de Platoche, toujours parfait pour faire briller ses partenaires et qui ne rechigne jamais à apporter sa contribution aux taches défensives si nécessaire. Et enfin, Toulalan seul en défensif lui qui n'est jamais aussi fort que lorsqu’il doit courir partout pour combler les brèches à la manière d’un Jean Tigana, dont certains se souviennent surement la chevauchée fantastique du Vélodrome contre le Portugal en 84. Cela laisse la place à deux attaquants, qui pourraient même être Henry et Anelka, et pourquoi pas Djibril. Il ne reste plus qu'à aligner quatre défenseurs dont qu'importe l'identité puisqu’on aura retrouvé un carré magique capable de nous faire rêver même les tristes soirs de défaites.
Reconstitution tournée à Villeurbanne des 15 dernières minutes du match de coupe du monde France-Allemagne de 1982 à Séville.
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Le mot du coach
Zomby « One Foot Ahead of the Other »
L'appellation dubstep est bien trop mince pour qualifier la musique de Zomby. Ce jeune anglais est vite remarqué par Kode9 qui en fait l'une des stars de son label Hyperdub. Il avance, à l'instar de kode9 justement ou de Burial, sans faire apparaitre son visage en public. C'est dans sa chambre et sur un ordinateur que Zomby fabrique ses morceaux spectraux. Et dire que le garçon est prolifique est un euphémisme. Avec "Where were you in 92", son premier album et quantités de maxis et remixes depuis 2007, il trouve le temps de proposer ce mini album "One foot ahead of the other" sur Ramp. D'autres morceaux font déjà la queue. Il bosse aussi avec Animal Collective sur un projet qui suscitera vraiment la curiosité. On entendra certainement encore parler dans les mois à venir de ce grand espoir de la musique électronique britannique. En écoutant son disque, l' éloignement de la noirceur de certaines productions dubstep est évidente, un vrai sens mélodique caractérise ses morceaux mais si on ne réussi par à entrer dans son univers on peut trouver cela rapidement irritable. Dans le cas contraire, cet objet est plutôt à écouter fort sur un dancefloor car ce Zomby est bien efficace, la drum'n bass, le dubstep et même un petit tour très influencé Détroit sont de la partie. S'il n'est pas encore au niveau de Burial, voici un mort-vivant à suivre plutôt qu'à éviter.
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The Tallest Man on Earth « The Wild Hunt »
Officiellement l’homme le plus grand du monde est turc, s’appelle Sultan Kosen et mesure 2m47. Alors si on s’en réfère au Guiness Book, la bible en ce qui concerne les records, Jens Kristian Mattsson, qui lui est Suédois, est un usurpateur. Fini les rêves de gloire sous forme de tournée à travers le monde en compagnie de la femme à barbe, de l’homme tronc ou autres «monstres humains ». Mais ce Suédois a une autre corde à son arc : sa voix. Elle ressemble incroyablement à celle du bon vieux Dylan et lui permettrait sans aucun doute de faire la tournée internationale des sosies aux côtés des plus grands Elvis et des meilleurs spécialistes du moonwalk. Les sosies des artistes toujours de ce monde étant tout de même bien moins populaires que ceux d'outre tombe, J.K. Mattson ne serait alors qu’un second couteau puisque Bob Dylan est bel et bien toujours en vie. C’est peut-être la raison qui a poussé l’homme venu du Nord à suivre une autre voie. Bien que très proche du folk rustique de Bob Dylan, il s’est aussi inspiré des grands bluesmen comme Skip James et Son House, de la country de Bascom Lamar Lunsford, de Nick Drake et ses harmonies jazzy, mais aussi des mélodies pop folk de la Canadienne Fest, et du rock du Velvet Underground. Une musique qui respecte la tradition avec des morceaux pour la plupart guitare-voix, mis à part sur « Kids on the Run » où il troque sa guitare contre un piano, agrémentés de quelques notes de banjo ici ou quelques claquements de mains là. Pas la moindre touche électro pour donner à sa musique un air de 21ème siècle mais juste une voix nasillarde, des arpèges et des mélodies et en route pour la gloire. The Tallest Man on Earth, parti du nord de l'Europe se voit d'ailleurs déjà en roi d’Espagne (« King of Spain »).
The Tallest Man on Earth - The Wild Hunt - 2010 - Dead Oceans
The Tallest Man on Earth - The Wild Hunt - 2010 - Dead Oceans
Anaïs Mitchell « Hadestown »
Hadestown est un opéra-folk imaginé par Anaïs Mitchell artiste révélée par le label Righteous Babe Records. Il est inspiré de la tragédie grecque du mythe d’Orphée, et transposé dans une Amérique contemporaine ravagée par de graves difficultés économiques. Le spectacle s’est joué dans un premier temps dans le Vermont, avant de tourner dans toute la Nouvelle Angleterre. Pour l’enregistrement de cet album, la jeune artiste américaine a fait appel à un casting de première classe. Justin Vernon alias Bon Iver interprète sobrement Orphée et Anaïs Mitchell en personne habite sa dulcinée Eurydice. Nos deux héros vont être amenés à rencontrer des personnages divers : Hadès, le maître des enfers, personnifié par le folkleux à la voix caverneuse Greg Brown, alors qu’Ani DiFranco est Perséphone, son épouse. Ben Knox Miller du groupe The Low Anthem, interprète quant à lui le guide Hermès. Le mélange des voix n’empêche nullement l’unité de l’ensemble dans un univers mélancolique où les mélodies sont maîtresses. Toutefois en se distinguant parfaitement les unes et des autres, elles facilitent la reconnaissance des personnages et la compréhension de l’histoire. Certains titres sortent toute de même du lot, ainsi « Way Down Hadestown », un blues des bayous à la Tom Waits avec trompette et harmonica, nous accompagne avec délice lors de la descente vers Hadestown ! Et « Why We Build The Wall », porté par la voix grave de Greg Brown, le maître des enfers, dont les paroles sont reprises en chœur par ses « disciples » totalement conditionnés, est aussi superbe qu’il fait froid dans le dos. On peut ainsi choisir d’écouter l’album dans sa globalité en se laissant porter par l’histoire, ou simplement s’octroyer quelques petits plaisirs avec certains titres.
Anaïs Mitchell - Hadestown - 2010 - Righteous Babe Records
L'album est en écoute intégrale ici.
Anaïs Mitchell - Hadestown - 2010 - Righteous Babe Records
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“Océans” Jacques Perrin et Jacques Cluzaud
Après la chronique de Paco, au sujet du problème des algues vertes. Voici le dernier film de Jacques Perrin, qui va nous permettre une nouvelle fois de parler écologie sur De la lune on entend tout. Jacques Perrin poursuit avec ce film son exploration du monde animal, qu’il avait entamé comme producteur avec Microcosmos, et poursuivi comme réalisateur avec le Peuple migrateur. Ici il est question de L’Océan, un vaste programme quand on sait que l’Océan mondial , est divisé en 5 océans et plusieurs mers qui recouvrent plus de 70% de la surface terrestre. Plus qu’un film écologique comme l’était Home ou le syndrome du Titanic, Oceans est plutôt un témoignage ou un constat de la vie au cœur des océans. Une sorte de relevé cinématographique de ce qu’est l’Océan aujourd’hui et ne sera peut être plus demain. C’est dans cette optique que l’on peut considérer Océans comme un film à vocation écologique. Il n’y est pas question d’algues vertes par exemple et très peu de pollution finalement, même si le film aborde le sujet par moment. Océans aborde aussi le sujet des pêches abusives et vénales, comme la pêche aux ailerons de requins par exemple (certainement la scène la plus violente du film). Le film comme le peuple migrateur, est surtout un hommage à la beauté du Monde. Un monde qui vaut largement celui d’Avatar et qui n’a pas besoin d’effets spéciaux pour nous subjuguer. C’est l’axe choisit par les réalisateurs pour sensibiliser le public, aux différents écosystèmes de la planètes, aux merveilleux qui l’habitent, à la nature et la création. Effectivement le principe est de faire de belles images sur la faune qui peuple l’Océans mise en musique par le prestigieux Bruno Coulais. Associés au montage, l’ensemble dramatise les scènes de la vie animale à la manière d’une fiction. On a droit à une scène digne d’un film de guerre avec attaques en piquée de fous de bassans sur un banc de poisson ou l’attaque d’un phoque par un orque filmée au ralenti dans la plus pure tradition du film d’action. Le film est entièrement dédié à la génération future, incarnée par Lancelot Perrin dans le rôle symbolique de l’enfant auquel s’adresse le narrateur et réalisateur: Jacques Perrin. Comme à son habitude, Perrin et son co-réalisateur Jacques Cluzaud, ont réalisé un joli film, difficile à faire mais très bien préparé. Un film tous public à voir éventuellement avec les enfants. Le mien à particulièrement adoré les diverses scènes de Baleine. Par ailleurs, le film est financé par divers Conseils Régionaux comme celui des Côtes d’Armor, par le Conservatoire du Littoral, la Marine Nationale, mais aussi le groupe Total ou Crédit agricole, qui trouvent certainement dans ce genre de financement une occasion d’améliorer leurs images auprès du public. Chic planète comme disait Luis trio, “dansons dessus”.
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Lectures croisées « Le Boulevard Périphérique / D'autres vies que la mienne »
Le hasard entraîne parfois des rencontres entre les livres et ces deux romans, Le boulevard périphérique d'Henry Bauchau et D'autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère peuvent presque se raconter maladroitement par les mêmes mots. Dans les deux cas le narrateur est un homme plus très jeune, un double très autobiographique de l'auteur, et il est confronté à la maladie puis à la mort d'une jeune femme qui laisse derrière elle un compagnon et de jeunes enfants. Mais ensuite il faut compter sur les divergences entre les styles, la construction des personnages et de l'intrigue, l'essence même de l'écriture.
Pour Henry Bauchau rendre visite à sa belle-fille à l'hôpital signifie emprunter chaque jour le boulevard périphérique. Ce trajet et ce lieu douloureux de l'hôpital racontent la vieillesse de l'homme, ses fatigues physiques, ses souffrances, ses doutes. Au chevet de la jeune femme se nouent des relations forcément complexes entre la mère et la fille, la mari et la femme, l'enfant et sa mère, dont l'auteur, également psychanalyste, parle avec justesse et pudeur. Mais l'expérience le ramène aussi à sa propre jeunesse, au temps de la guerre, et à son ami Stéphane, remarquable alpiniste et grand résistant. Il est alors question de vigueur, d'amitiés masculines et d'un autre combat contre le mal représenté cette fois par un officier nazi, le SS Shadow, tortionnaire qui le fascine. A la noirceur de la mort, Henry Bauchau oppose une écriture lumineuse toute en humilité et simplicité. L'introspection à laquelle se livre l'auteur a une valeur universelle et révèle une très grande humanité.
Le titre, D'autres vies que la mienne, l'indique bien, l'auteur parle de parcours de vies mais aussi de lui-même. Car c'est bien l'écrivain qui est au centre du théâtre, l'auteur avec ses doutes existentiels, ses gémissements, ses questionnements, et qui parfois croise la vie d'êtres qui l'émeuvent par la façon dont ils traversent les épreuves et continuent à vivre. Ces drames humains qu'évoquent Emmanuel Carrère sont si puissants que l'émotion nous envahit un peu plus à chaque page. Il est en vacances au Sri Lanka quand le tsunami s'abat sur la région. A l'abri avec sa famille dans un hôtel en hauteur il ne soupçonne ce qui s'est passé que bien des heures plus tard quand les rumeurs du drame arrivent jusqu'à eux. Il rencontre alors Delphine et Jérôme qui sont anéantis par la mort de leur petite fille. On est à la fois terriblement ému par leur histoire et sans cesse agacé par cet auteur un peu trop nombriliste, comme coupé des autres à la fois à cause de son statut social et de sa position d'intellectuel qui souffre de ne pas savoir aimer. Et cette impression perdure quand Emmanuel Carrère raconte l'histoire de sa belle-sœur, juge toujours du côté des plus démunis, handicapée qui ne se plaint jamais, femme et mère de famille discrète et admirable et qui sera emportée par un cancer. Le récit vous tire des larmes mais on est parfois un peu gêné par la posture de l'auteur et qui donne à voir des vies, des hommes et des femmes à la fois singuliers et ordinaires.
Henri Bauchau, Boulevard périphérique, Arles : Actes Sud, 2008. Prix du livre inter 2008.
Emmanuel Carrère, D'autres vies que la mienne, Paris : P.O.L, 2009.
Pour Henry Bauchau rendre visite à sa belle-fille à l'hôpital signifie emprunter chaque jour le boulevard périphérique. Ce trajet et ce lieu douloureux de l'hôpital racontent la vieillesse de l'homme, ses fatigues physiques, ses souffrances, ses doutes. Au chevet de la jeune femme se nouent des relations forcément complexes entre la mère et la fille, la mari et la femme, l'enfant et sa mère, dont l'auteur, également psychanalyste, parle avec justesse et pudeur. Mais l'expérience le ramène aussi à sa propre jeunesse, au temps de la guerre, et à son ami Stéphane, remarquable alpiniste et grand résistant. Il est alors question de vigueur, d'amitiés masculines et d'un autre combat contre le mal représenté cette fois par un officier nazi, le SS Shadow, tortionnaire qui le fascine. A la noirceur de la mort, Henry Bauchau oppose une écriture lumineuse toute en humilité et simplicité. L'introspection à laquelle se livre l'auteur a une valeur universelle et révèle une très grande humanité.
Ces deux romans s'appuient sur un évènement similaire, qui fait naître des résonances intimes chez les deux auteurs mais Henri Bauchau souffre avec les autres tandis qu'Emmanuel Carrère ne semble pas éprouver une telle empathie mais montre plutôt l'étendue de son égo.
Henri Bauchau, Boulevard périphérique, Arles : Actes Sud, 2008. Prix du livre inter 2008.
Emmanuel Carrère, D'autres vies que la mienne, Paris : P.O.L, 2009.
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Nostradamus?
Quel bon pronostiqueur? Dans les articles précédents, j'ai fait preuve d'une grande anticipation des résultats ; pour rappel, j'annonçais il y a quelques semaines que l'équipe de France allait être championne du monde, que Bordeaux allait réaliser le triplé C1-L1-Coupe de la ligue, et que Lyon serait champion. Depuis, Lyon a perdu à Marseille et aura beaucoup de mal à arracher le titre, Bordeaux a perdu sa finale de coupe de la ligue, et sa défaite au match aller des ¼ de finales de la C1 (3-1 contre l'OL) compromet son avenir européen, enfin l'équipe de France s'est fait étrillée à la maison par les Espagnols (2-0). Donc, pour connaître les futurs résultats, il suffit d'inverser mes pronostics: ce qui veut dire que Lyon va enfin s'affirmer au niveau européen et rentrer dans le cœur des Français (comme jadis les verts de St-Étienne ou l'OM de Tapie), Bordeaux peut encore être champion, mais l'OM, reboostée par sa victoire en coupe de la ligue après une disette de 17ans sans titre, peut encore le faire, enfin les bleus vont se faire éliminer au 1er tour de la Coupe du Monde (avec 3 pauvres matchs nuls par exemple). Ceci étant dit, vu que ce sont de nouveaux pronostics, ils sont certainement encore faux. Parallèlement à ça, la Coupe de France est le dernier espoir du PSG pour sauver sa saison, et ils vont chez le petit poucet Quevilly. Or, normalement, le PSG doit finir la saison par des matchs à huis-clos (suite aux violences liées aux pseudos supporters parisiens). La Fédé va-t-elle permettre aux supporters normands d'assister au match le plus important de l'histoire de ce petit club de CFA (4ème division)! Et que dire si le PSG se qualifie, une finale au stade de France se fera-t-elle sans public? Du jamais vu! En tout cas, si ils avaient fait ça aux supporters guingampais l'année dernière, je crois que le Stade de France serait aujourd'hui un joli petit tas de ruine! Kenavo!
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