Ólöf Arnalds « Innundir Skinni »

Il n'est certainement pas évident d'être chanteuse lorsque l’on est Islandaise mais Ólöf Arnalds réussit tout de même à se faire une « petite » place à côté de la « grande » Björk. Elle se permet même le « luxe » d’inviter sa compatriote sur l’envoutant « Surrender  » prouvant par là que leurs styles se marient à merveille. Pourtant la demoiselle ne joue pas dans la même cour que la star, en proposant une musique plus intime et plus personnelle. Elle s’accompagne ainsi elle-même à la guitare ou au charango (instrument d’origine bolivienne inspiré de l'instrument à 6 cordes) et un piano ou des arrangements de cordes apportent parfois une atmosphère dramatique à ses compositions. Mais ce qui marque avant tout ici c'est la voix d'Ólöf dans la lignée d’une Kate Bush. Le genre de voix qui peut s’avérer agaçante voir insupportable mais qui, lorsqu’on y adhère, est capable de nous filer le grand frisson. Et  c'est le cas d'entrée avec « Vinur Minn », et ses chœurs où l’on croit même discerner un enfant chanter. La suite est plus épurée et avec le chant majoritairement islandais, le frisson devient souvent dépaysant.

Ólöf Arnalds - Innundir Skinni - 2010 - One Little Indian

Axel Krygier "Pesebre"

Axel Krygier fait partie de ces artistes touche à tout, n'hésitant pas à brasser toutes sortes d'influences et d'instruments. Les résultats sont plus ou moins convaincants chez certains. Ici pas de doute, on se trouve devant un crack. Les couleurs musicales de cet argentin pourraient vite donner le tournis mais c'est sans compter sur son talent de mise en forme ainsi que son grand sens mélodique. Et ce "Pesebre", plutôt que de proposer un melting pot confus, dégage au contraire une chaleur et une maîtrise assez impressionnantes. Cumbia, klezmer, dub, hip hop, rock, etc... "Campo de marte" par exemple, tend vers le psyché, bref on trouve de tout chez Axel Krygier. Ce grand brassage tient plus de l'art que de l'expérimentation. La production de Krygier est ici à son zénith et il est difficile de ne pas succomber au charme de ses morceaux. Sans être iconoclaste, il secoue gentiment les traditions musicales ce qui insuffle à ses disques une vraie fraîcheur. Il dispose d'une imagination sans limites et donne même l'impression d'avoir quelques coups d'avance. On aime ses cohabitations de genre, surprenantes, parfois improbables, mais qui font souvent mouche. Krygier nous offre ici un petit prolongement estival pour ces premiers jours d'automne, on aurait tort de s'en priver.

Axel Krygier - Pesebre - crammed discs - 2010

Lloyd Miller & The Heliocentrics "Lloyd Miller & The Heliocentrics"

Né en Californie en 1938, Lloyd Miller commença à jouer du piano très tôt. Curieux de nature, il devint rapidement un multi-instrumentiste de renom. Il séjourna plusieurs fois en Europe ou il joua avec les plus grands : Bud Powel, Kenny Clark, il découvrit avec ces artistes une ouverture culturelle vers les musiques du Moyen-Orient, il n'aura de cesse depuis ces rencontres de mêler la tradition orientale et la modernité du jazz. C'est aujourd'hui avec The Heliocentrics qu'on le retrouve pour un coup de maitre, il reprend ici son Spirit Jazz et grave une poignée de plages où éclatent sonorités indiennes, balinaises, persanes. La grande qualité de cet enregistrement réside dans le respect que The Heliocentrics accordent à l'univers du maitre, sagesse héritée de leur passé de backing band au coté de Madlib ou encore Shadow. Une bien belle rencontre a mettre au compte du non moins excellent label Strut.

Lloyd Miller & The Heliocentrics - Lloyd Miller & The Heliocentrics - Strut - 2010

"Le bruit des glaçons" Bertrand Blier

Bertrand Blier, cinéaste culte s'il en est, nous sert son dernier cru. Autant dire que cette cuvée 2010 ne manque pas d'arômes. Un film de Blier c'est toujours particulier, voir singulier. Il n'a pas son pareil pour faire exploser les codes du cinéma populaire. C'est sûrement l'une des clés de son succès. Un cinéma, qui s'appuie sur le jeu d'acteur, des dialogues et une écriture très précise, doublé par cette liberté de ton qu'on lui connait et qui nous permet d'identifier un Blier à coup sûr parmi le reste de la production française.— Blier a ses thèmes, le bruit des glaçons ne déroge pas à la règle. On y retrouve une réflexion sur la mort, un de ses thèmes favoris, souvent illustré par une opposition ville/ campagne (Buffet froid, , les côtelettes…), l'apprentissage de l'amour dans les bras d'une femme plus âgée (Préparez vos mouchoirs), le duo masculin qui évolue en trio: 2 hommes, une femme (Les valseuses, Préparez vos mouchoirs, Tenue de soirée…), la musique, le sexe, le cinéma plus fort que la vie (Les acteurs).— Toutes ces petites choses qui finalement caractérisent son style, ont inscrit définitivement l'auteur comme étant à part dans le paysage cinématographique. Blier a un style, tellement identifiable qu'il nous apparait classique, perdant le mordant anarchiste et moderne de ses débuts. A ce titre Blier est devenu son pire ennemi. On a parfois cette sensation d'avoir déjà vu le film (Combien tu m'aimes). C'est tout le propos: quand on a une filmographie comme la sienne, il est difficile de se surpasser. — Pour autant, Dans ce nouveau millésime, Blier à eu la bonne idée de s'adjoindre les talents de deux "vrais" acteurs (Dujardin, Dupontel), c'est à dire des mecs qui jouent, et qui de surcroît entrent plus facilement dans son univers qu'une Monica Belucci par exemple. En effet ses dialogues et son style très théâtral doivent à mon sens être soutenu par ce type d'interprète pour fonctionner à plein régime. c'est une des conditions pour rentrer dans l'univers Blier, sinon les effets, chers à l'auteur peuvent facilement tomber à plat. Ici les acteurs sont pleinement en harmonie avec lui, le duo Dujardin, Dupontel fonctionne à merveille, ils sont de plus soutenus par Anne Alvaro, une actrice exceptionnelle qui devrait sûrement rafler les prix après son interprétation dans ce film. — Le bruit des glaçons n'est certes pas son meilleur film, puisque Blier ne peut plus être révolutionnaire. Il n'empêche qu'il a toujours une liberté de ton rare qu'on ne trouve pas ailleurs dans la production actuelle. Blier n'est plus subversif mais reste libre! La petite musique que fait ses glaçons est une petite mélodie, qu'on aime entendre.

Durant vs Albicy

Le mondial de basket vient de se terminer et les USA ont récupérer un titre qu'ils n'avaient pas obtenu depuis le 20è S. (1994). Et pourtant, il n'avaient pas envoyer l'artillerie lourde (puisque les stars des JO étaient absentes : Kobe Bryant, LeBron James, Dwayne Wade) mais une équipe de jeunes loups coachée par Mike krzyzewski, spécialiste du basket universitaire. Mais pour les mener au titre, les USA possédaient dans leurs rangs Kevin Durant, élu MVP (meilleur joueur) du tournoi avec 20 pts en moyenne et notamment un 7 sur 11 à 3pts en finale qui mettra ainsi fin aux espoirs des turcs à domicile. Ce jeune joueur , longiligne 2,05 pour 98kg possède une adresse assez phénoménale. Peu connu du grand public, c'est déjà une star en NBA, allstar, meilleur marqueur 2010, mais joueur d'une modeste et nouvelle équipe de Oklahoma City (remplaçant la ville de Seattle en 2007, car les équipes nba étant des franchises rachetables, elles peuvent s'installer n'importe où, on même parle de Franchises NBA un jour en Europe!). Les autres favoris : les espagnols (sans Pau Gasol) ont raté leur tournoi terminant à la 6è place. Quant à nos français, certes amoindris par de nombreuses absences, ils auront tout connu: trois victoires d'entrée, dont la 1ere contre les espagnols, puis 3 défaites, pour finalement terminer en 8ème de finale. Ils avaient réussi auparavant à se faire battre en poule par la Nouvelle-Zélande, après avoir trop réfléchi pour savoir s'il fallait mieux gagner ou perdre, afin d'éviter notre épouvantail grec. Moralité, les français devaient perdre de 11 pts et ils ont réussi à perdre de 12pts sur un panier miraculeux à 3pts avec la planche à 6 secondes de la fin, propulsant les bleus face à des turcs à domicile, trop forts pour nous en 8ème de finale. Comme un symbole des résultats du basket français de ces dernières années. Au final, on peut quand même avoir de l'espoir pour ces bleus, un peu trop tendres mais valeureux. Avec Andrew Albicy comme symbole de l'avenir tricolore. Ce joueur de 20ans de Paris-Levallois (4pts en moyenne en proA) se croyait en vacances au mois d'août après avoir remporté le championnat d'Europe espoirs, avant d'entendre son téléphone pour lui annoncer sa sélection chez les bleus séniors. Devenant ainsi le plus petit joueur du tournoi mondial, Albicy pensait certainement rester longtemps sur le banc, mais dès le premier match, il écœura le prodige espagnol Ricky Rubio et devient l'homme de la rencontre. Plus discret par la suite du tournoi, il se présentera à la draft l'année prochaine afin de rentrer en NBA. La vidéo de son entrainement durant lequel il met 4 shoots du milieu du terrain a déjà fait le tour du net. Rendez-vous l'année prochaine pour l'Euro avec, on l'espère, toutes nos stars cette fois. Kenavo.

Les exploits d'Andrew Albicy à l'entrainement :

Aloe Blacc « Good Things »

Aloe Blacc a illuminé notre été avec son tube « I need a dollar » et sa pure ligne de basse, qui a squatté les playlists estivales de nombreuses radios mais aussi avec son « Politician », ses reprises réussies de « Billie Jean » de Michael Jackson et de « Femme fatale » du Velvet Underground. C’est pourtant seulement en cette fin de mois de septembre que sort son album intitulé « Good things ». Et c'est un véritable album de soul que nous offre l’américain avec des magnifiques cordes, des cuivres puissants, des claviers et des guitares funky, une basse qui groove et last but not least un chanteur, bien qu'ayant une formation de rapper (il a débuté au milieu des années 90 avec le groupe Emanon), qui chante aujourd'hui comme un maître. Voilà de la soul qui nous fait aimer le genre comme à la grande époque de la Motown, avec autant de frissons de plaisir qu'à l'époque, tout comme avait su le faire l'an dernier Lee Fields avec son album « My World ». Aloe Blacc semble bien en route sur la voie du succès avec cet album qui fera, sans aucun doute, partie des albums marquants de l’année.

Aloe Blacc - Good Things - 2010 - Stones Throw

Ninja Tune XX Box Set

Septembre est un mois riche en nouveautés musicales avec beaucoup de bonnes surprises mais l'événement quasi-incontournable à mes yeux est la sortie de la box set de Ninja Tune pour les 20 ans du label. Publiée à 3500 exemplaires, il faudra sortir pas moins de 115 euros pour tenir ce petit trésor dans ses mains. Le coffret comprend 6 cd avec pléthore d'inédits et remixes créés par les plus grands noms du label londonien. Avec entre autres Roots Manuva, The Cinematic Orchestra, Fog, The Bug, Mr Scruff, The Heavy, Diplo, Spank Rock et cætera, et cætera, etc ..... Il y a aussi six 45 tours, 1 livre, un poster avec toutes les pochettes d'albums, un arbre généalogique, des stickers, bref ils ont bien conçu leur bébé. Que de chemin parcouru par ces ninjas depuis la sortie de leur premier disque, le "Zen Brakes vol.1" de Bogus Order (aka Coldcut), impossible ici en quelques lignes de faire l'éloge d'un des plus grands label de ces vingts dernières années mais comment ne pas penser par exemple aux géniaux "Permutation" et "Supermodified" d'Amon Tobin, l' O.V.N.I "Let us Play" de Coldcut, les magnifiques "Every Day" et "Man With a Movie Camera" de The Cinematic Orchestra, aux scratchs de Kid Koala, au carton du "Keep it unreal" de Mr Scruff. Sans oublier le funky-hip hop de The herbaliser, Les flows énormes de Roots Manuva, le jazz fou de Jagajazzist ou le "Terrorist" de DJ Vadim. J'arrête là mais la liste est longue. Ninja Tune c'est aussi des précurseurs avec un son unique et un grand sens du marketing. On peut leur reprocher d'être un peu rentré dans le moule au milieu de la dernière décennie mais on sent que dernièrement les ninjas ont retrouvé la frite, tout le mal qu'on leur souhaite c'est de faire aussi fort les vingt prochaines années. Nous voici à la fin de ma promotion pour cette Ninja tune XX box set, sautez dessus il n'y en aura pas pour tout le monde.

ninja tune XX box set - ninja tune - 2010



Antony and the Johnsons « Thank you for your love »

Comme avant la sortie de « Crying Light », qui n’avait pas fait l’unanimité, Antony Hegarty nous propose en guise d’apéritif un ep. Fin 2008 le mini « Another World » cachait un « Shake that devil » magnifiquement cuivré et jazzy qu’on espérait présager d’un album dans la même veine. Pourtant, sur l'album, la part belle fut encore donné au piano et aux violons d’où la déception. Cette fois encore le titre qui donne son nom au ep est gorgé de cuivres, ce qui donne une pépite soul-funk, en même temps qu’une belle déclaration d’amour. Ça laisse peut-être augurer de belles choses pour l’album à venir début octobre. Sinon la formule n’a pas changé : Toujours une superbe photo en noir et blanc en guise d'illustration, une voix émouvante, une musique toute en délicatesse avec des notes de piano accompagnés parfois de cordes. Les 3 morceaux composé par Antony sont suivis d’une reprise d’un Dylan millésime 1980 avec « Pressing on », et du « Imagine » de Lennon auquel Antony donne une ambiance glaciale avec réussite. Finalement, le format court semble convenir à merveille à l'artiste au chant parfois maniéré qui peut agacer sur la durée d'un album. Ici on ne voit que beauté.

Antony and the Johnsons - Thank you for your love - Rough Trade - 2010

Junip « Fields »

José González est un musicien suédois qui tient son nom des origines argentines de ses parents. Déjà auteur de 2 albums réussis « Veneer » et « In our nature » en 2003 et 2007 dans un style folk épuré, il s'est surtout fait connaitre pour sa reprise de The Knife « Heartbeats ». Il revient cette année avec Junip, groupe formé dès la fin des années 90 avec son ami d'enfance Elias Araya à la batterie et Tobias Winterkorn aux claviers. Plus de 10 ans d'existence pour ce groupe mais aucun album  au compteur, en raison de l’ampleur prise par la carrière de José mais aussi en raison des études et des activités diverses de ses acolytes. « Fields » est construit sur une base acoustique autour du jeu de guitare et de la voix caractéristique de José et de la rythmique subtile d’Araya. L'ensemble est enrobé des claviers de Winterkorn qui lui donnent une dimension toute particulière voir même un côté psychédélique. Les 3 compères ne jouent pas la facilité pop folk et s'amuse à jouer sur le côté répétitif des morceaux allant même parfois jusque la transe. Elias Araya émet d'ailleurs l’hypothèse que la musique éthiopienne, et son côté répétitif, que sa mère écoutait lorsqu’il était petit (et qu’il détestait de son côté), l’aurai peut-être inconsciemment influencé. Difficile tout de même de retrouver le son d’Addis Abeba dans cet album où l’on perçoit plus du folk-jazz à la John Martyn, ou de la soul-folk à la Richie Havens, voir un côté Pink Floyd pour le côté planant et The Doors pour le son de l’orgue Hammond.

Junip - Fields - Cooperative Music - 2010


"Expendables : unité spéciale" Sylvester Stallone

Il est intéressant de remarquer que la sortie de ce film tombe un an après celle de Inglorious Basterds, qui promettait avec son titre une variation sur la partition éculée des films dont la mélodie scénaristique est la même. Qu'ils soient 7 (mercenaires), 12 (Salopards), ou 11 (d'Ocean), l'intérêt du film vient des caractères qui y sont développés et de la difficulté de la mission à accomplir. De ce point de vue, Stallone respecte plus la règle du jeu que Tarantino, dont le film était finalement hors sujet de son titre. Ici il y a le groupe d'hommes (des vrais, des tatoués à l'ancienne) : ce sont les Expendables [ɪkˈspendəbl]. Un titre visiblement difficile à traduire, puisqu'il a été sous titré en France par Unité Spéciale, en fait cela signifie : "Ceux que l'on peut sacrifier" dixit le Larousse. Il y a aussi une mission : libérer un pays Sud-Américain du joug de son dictateur. Voilà pour le postulat de départ.— Dit comme ça, évidemment l'intérêt parait faible. Le point fort du film est bien évidemment son casting plus que son scénario dans lequel il y a somme toute peu de rebondissements et de suspense. Un casting poids lourd qui fleure bon les années 80 dans lequel on retrouve avec plaisir les acteurs phares du film d'action "de quand on était p'tits" et quelques autres de quand on était un peu plus grands dont les plus connus sortent de l'écurie Besson (Jet Li, Jason Statham). Stallone réserve (presque) à chacun de ses acteurs un morceau de bravoure. Rourke, Lundgren et Statham s'en sortent vraiment bien. Pour finir, il y a cette scène de la chapelle qui résume à elle seule l'intérêt que l'on peut avoir pour ce film et ce pour plusieurs raisons : on y trouve réunit pour la première fois les ténors du film d'action: Willis, Schwarzeneger et Stallone himself. Et ça c'est fun! "Sly" y joue de l'auto-dérision, notamment sur le fait que des trois, il a toujours été considéré comme le bourrin de service. Il est vrai qu'au regard de sa carrière et de ses choix de films surtout la période qui a suivi Rambo 2, c'est un peu l'idée qu'il a laissé dans les esprits. Pour autant avec Expendables, il est toujours là. Il était là avant les autres et aujourd'hui il y est encore. Il reste la star américaine la plus populaire et la plus accessible (au regard de sa venue à Paris il y a peu). Avec Expendables, il renait une nouvelle fois de ses cendres et même si le scénario est loin d'égaler les meilleurs qu'il a pu écrire (Rocky, L'œil du Tigre, La taverne de l'enfer), il réussit son come back. Ça c'est Stallone! Le seul aussi, et il est intéressant de le signaler, à écrire et réaliser ses films— Il signe un bon film du samedi soir (un truc pour les gars quand même), juste pour le plaisir des grands enfants que nous sommes.

The Daredevil Christopher Wright " In Deference of a Broken Back "

The Daredevil Christopher wright est un combo pop-folk qui nous vient d'eau claire dans le Wisconsin et c'est avec "In Deference of a Broken Back" leur excellent 1er album que ce trio s'apprête a squatter nos platines . Écoute après écoute le résultat est le même on trouve ca bien, très bien, brillant par endroit. Chaque morceaux procure un réel plaisir entre folk songs pastorales, punk-rock bancal, folk psychédélique malgré des sujets douloureux comme la maladie ou la mort c'est la facétie des arrangements, l'habillage élégant apporté aux mélodies qui étonnent ici. Dernier détail et non des moindres, ces garçons sont sous la tutelle de Justin Vernon aka Bon Iver originaire du même patelin et tellement fan qu'il s'est chargé du mixage. Un grand album qui devrait durer sans s'user.

The Daredevil Christopher Wright - In Deference of a Broken Back - 2010 -  Almost Musique