
Dès le début de la lecture on a du mal à définir le genre du roman ; le héros est un adolescent japonais plutôt étrange qui trouverait sa place dans un manga, mais une histoire de prophétie nous ramène plutôt à la Grèce Antique. En parallèle des préparatifs de sa fugue on explore des dossiers secrets de la seconde guerre mondiale qui nous plongent dans une atmosphère fantastique. Mais Kafka sur le rivage est aussi un roman d'amour et d'apprentissage, où la réalité laisse facilement la place à l'extraordinaire, où l'espace et le temps peuvent se tordre et se télescoper. On quitte donc très vite les sentiers balisés des genres littéraires connus et on plonge dans un univers indéfinissable. Mais même si le lecteur peut ressentir un certain désarroi on ne quitte pas facilement le récit et les personnages qui révèlent au fil des pages une fragilité et une poésie inattendues.
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MURAKAMI, Haruki, Kafka sur le rivage, Paris : Belfond, 2006. Egalement en poche.
Je l'avais commencé juste après avoir fini les Amants du Spoutnik, mais jamais fini (c'était l'époque où je lisais 4 bouquins en même temps). Je l'ai encore sur ma bibliothèque et je vais m'y remettre asap ;)
RépondreSupprimerC'est un petit chef d'oeuvre ce livre très envoûtant.
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