Tony Parker
avait déjà réussi ce qu'aucun basketteur français n’avait fait : trois
titres NBA et cinq fois all stars. Cette fois il a mené, après 10 ans
d’efforts et de sacrifices, la France du basket là où elle n'avait
jamais été, au sommet européen !
2- La retraitée
Marion Bartoli a réussi à tirer sa révérence tennistique de la plus belle des façons, en contredisant tous les bookmakers et remportant le tournoi de ses rêves : Wimbledon
3- La revanche du décrié
Franck Ribéry.
Critiqué après les épisodes Knysna et Zahia, on rigolait de lui il y a
trois ans quand il se voyait aussi fort que Messi. Cette année, il a
fait taire toutes les critiques et imposé le respect en gagnant tout
avec le Bayern
4- Le duel sur la mer
François Gabart
qui bat Armel Le Cléach de 3h17min sur une course de 78jours lors du
dernier Vendée Globe, soit le plus petit écart jamais enregistré
(autrement dit un écart de 0,16% !)
5- Le duel sur terre
Nadal / Djoko, qui a eux deux ont gagné 11 des 13 grands tournois de l'année, et nous ont offert des affrontements d'anthologie
6- L'athlète rebondissant
Le champion du monde du triple saut Teddy Tamgho qui est le premier à dépasser 18m depuis 17ans
7- Le dopé
Lance Armstrong
qui a fini enfin par avouer, jetant indirectement un discrédit sur les
performances de Froome, le « moulineur » des montagnes
8- Le plus chiant
Sebastian Vettel qui avec son quatrième sacre consécutif sans suspense a rendu la F1 encore plus soporifique qu'avant
9- La famille
Les Donnadieu
père et fils, respectivement président et coach de l'équipe de basket de
Nanterre, qui ont pris l'équipe au plus bas niveau départemental, pour
réaliser onze montrées en 24 ans, jusqu'au titre de champion de France avec
le plus petit budget de proA
10- Le match
France-Ukraine :
les footballeurs français, tels des phénix revenant de l'enfer, ont
réussi à passer en cinq jours de mercenaires trop payés à des héros
nationaux !
Tony Parker réalise la plus belle saison de sa carrière. Bien que cinq fois all Star et triple champion, certains le sous-estimaient toujours. Jusqu'à ce vendredi, lors du premier match des finales NBA dans la salle du champion sortant Miami. Il reste quelques secondes à jouer, Les Spurs de Tony jouent la victoire sur cette action : Tony se lance dans la défense floridienne, cherche une solution, manque de perdre la balle, se récupère en driblant un genou à terre, feinte le shoot (devant le Lebron James, le meilleur joueur du monde, qui "en perd son slip") et lance un tir victorieux à l'ultime dixième de seconde de la possession. Il faudra attendre plusieurs minutes pour que les ralentis confirment la validité de son shoot. TP est désormais un vrai "Clutch player", capable de marquer les paniers décisifs dans les ultimes secondes. Mais il reste lucide et sait que ce panier ne vaudra rien si son équipe ne gagne pas le titre (en quatre matchs gagnés). En attendant, ce shoot a fait taire ses détracteurs et le fait rentrer définitivement dans la légende du basket !
Jonathan Pitroipa, le joueur du Stade Rennais, vient d'être nommé meilleur joueur de la CAN (la Coupe d'Afrique des Nations) 2013, bien que son équipe du Burkina Faso ait perdu en finale contre le Nigeria. Cela récompense le parcours incroyable de Pitroipa et des étalons burkinabès qui n'avaient jamais atteint ce stade de la compétition. Cette équipe du Burkina (qui a des consonances bretonnes avec Pitroipa le Rennais mais aussi le Lorientais Alain Traoré ou l'ex-Guingampais Koné) a montré son talent et sa générosité, notamment en demi-finale. En effet, M.Slim Jdidi, l'arbitre de ce match contre le Ghana, a tout fait pour pénaliser les Burkinabès (but refusé, penalty inventé, exclusion injuste de Pitroipa pour simulation….), rappelant ainsi les plus tristes heures de la corruption arbitrale lors de la CAN. Mais, ce jour-là , les dieux du football étaient avec le Burkina, qui se qualifiera finalement aux tirs aux buts. La fraude était tellement voyante, que l'arbitre dut reconnaître son erreur, avant d'être suspendu par la CAF, et permettait ainsi à Pitroipa de jouer sa finale.
Pitroipa est ainsi devenu un héros au « Pays des hommes intègres », traduction littérale de « Burkina Faso », depuis qu'un autre héros national, le commandant Thomas Sankara (assassiné en 1987) ait fait changer le nom de l'ex Haute-Volta, en 1984. Né à Ouagadougou en 1986, Pitroipa réussit à l'âge de 11ans à être sélectionné parmi la dizaine de jeunes sur 3000 candidats à entrer dans l’académie de football Planète Champion de Ouaga. Il part ensuite vers l'Allemagne, avant de s'imposer à Rennes. Fidèle à son passé et à son pays, Pitroipa a ainsi financé, après la fermeture de Planète Champion, une nouvelle académie du foot, symbole d'espoir pour de nombreux jeunes. Certainement déçu de sa défaite en finale, Pitroipa a désormais un autre objectif : gagner la finale de la coupe de la Ligue avec Rennes le 20 avril prochain, et ainsi devenir un héros dans son club, qui attend une coupe depuis 1971 ! Kenavo.
Pas facile de déterminer les sportifs de l'année : faut-il privilégier les médaillés olympiques et les grands titrés français, ou tout simplement ceux qui ont fait parler d'eux ?
Il est parfois agaçant, souvent génial ; quand l'attaquant est sur le terrain, on a l'impression qu'il joue avec des nains. En plus il a réussi à créer un nouveau sport mélangeant football et arts martiaux.
Il a connu une année 2012 en dent de scie : décrié après l'élimination des bleus à l'euro en janvier, il prend sa revanche en gagnant l'or olympique (et ensuite démonter le plateau de l'équipe tv), pour finir au plus bas avec l'affaire des paris truqués...
Il a enfin tout gagné cette année : Champion NBA et Olympique, MVP... LeBron est vraiment rentré dans la cour des grands.
Florent a pris le relais de sa sœur, et symbolise la réussite de la natation française.
Le gracieux président de Montpellier, dont les jeunes joueurs réalisent un des plus beaux exploits du championnat de football français en doublant l'ogre parisien pour le titre.
Champion olympique et vainqueur du Tour, peut-être le 1er cycliste propre qui gagne depuis l'ère Armstrong, passé du statut de héros survivant à celui de paria tricheur...
Elle réussit un triplé historique en football. Une domination qui commence à énerver : mais c'est plus le résultat d'un long travail collectif, que les effets de la fameuse pilule évoquée par Noah.
Ppour ses incroyables shoots à 3 points au buzzer, qui envoyèrent les basketteuses françaises en finale olympique.
Pour m'avoir fait sauter de mon fauteuil en passant son dernier essai aux JO et ainsi récolter la seulement la onzième médaille d'or olympique de l'histoire de l'athlétisme français.
La Suissesse qui gagne le triathlon olympique féminin sur un sprint. Incroyable.
la saison NBA vient de reprendre, et plusieurs questions se posent : les Miami de Lebron James vont-ils garder leur titre ? Canal Plus ne va-t-il pas se mordre les doigts d'avoir laissé partir la NBA chez leur concurrent de beIn sport mettant ainsi le fameux George Eddy au chômage technique. Coté équipe, la nouveauté vient de Brooklyn, où l'équipe des Nets, autrefois dans les campagnes du New Jersey, vient de s'installer. Tout ceci a été possible grâce au milliardaire russe Mikhail Prokhorov, propriétaire depuis 2ans des nets, et qui a tout fait pour l'installation de son équipe dans un quartier de N.Y. autrefois périclitant et aujourd'hui redevenu tendance, avec la construction d'une nouvelle salle pour 700 millions de Dollars. Il est ainsi le premier non-américain à devenir propriétaire d'une équipe pro de sport US. Un russe dirigeant NBA : impossible il y a 30ans en pleine guerre froide, ou il y a 20 ans en plein déliquescence de l’URSS. Profitant des privatisations, Prokhorov devient en 1993 PDG d'une firme de nickel. Aujourd'hui, à 47ans , il est la 39ème fortune mondiale. Fan de sport (basketteur amateur de 2mètres, président de l'Union russe de biathlon) et mécène ami des arts pour les uns, Prokhorov est plus controversé par d'autres (condamné en France pour l'achat avorté de la villa Leopolda - la plus chère du monde - sur la côte d'azur, il doit laisser 39 millions d'arrhes au vendeur !). Prokhorov s'est aussi lancé dans une carrière politique, recueillant 8% des voix lors de la dernière présidentielle russe, qui avait vu la très houleuse réélection de Poutine. Quel avenir pour cet oligarque ? affaire à suivre. Une chose est sûre, son équipe des Nets menée par Deeron Williams et Joe Johnson réussit son début de saison, et installe une forte rivalité avec les Knicks, l'autre équipe de N.Y. Prokhorov et Les Nets envisagent sereinement les playoffs, et peut-être bientôt le titre. Kenavo.
Ah... La Réunion... Cette île au cœur de l'Océan Indien à quelques miles de Madagascar... Farnienter sur ses plages de sable blanc, plonger dans ses eaux turquoises ou danser au rythme endiablé du maloya au Festival Sakifo... Une petite idée du paradis ! Bien loin de l'image qu'en garde les participant à « La diagonale des Fous », LE grand raid de la Réunion (une traversée de l'île dans sa diagonale). Et l'île de La Réunion ce n'est pas l'île de Ré ! Monter, descendre, monter, descendre, avec des dénivelés de saligots, du niveau de la mer à des sommets de près de 2 500 mètres ! Un truc de malade ! Pour vous faire une idée, le Roc'h Trevezel dans les Monts d'Arrée culmine à 384 mètres, et gravir les 222 marches des escaliers de Montmartre vous fera monter de 130 mètres (et là vous avez même le funiculaire !). Les Trégorrois, Bastien et Jean-Jacques Guillou (30 Balais pour le jeune kiné, juste le double pour son père) se sont lancés en octobre dernier pour 170 kilomètres et près de 11 000 mètres de dénivelés positifs, en même temps que 2 800 autre concurrents tout aussi fous. Bastien raconte son expérience :
Avant la course
Au départ, frais comme des gardons
« Le véritable détonateur est mon père. Sans lui, je n'aurai certainement jamais participé à ce genre de courses.On avait déjà fait la "Grande diagonale" il y a trois ans, mais elle était plus courte. J'avais trouvé ça génial même si on en avait chier. Je
ne fais pas du sport pour gagner, heureusement d’ailleurs, mais j'en fais
plutôt pour partager des choses. Et là ça avait été extraordinaire au niveau de l'échange avec mon père.En plus, on était arrivé grandiose tous les deux en 58 heures. Cette fois, on a commencé à se préparer sérieusement à partir de fin Juin. C'est un peu limite mais avec le boulot, la famille, un bébé, il n'est pas toujours évidentde trouver du temps disponible.
Lors des deux derniers mois, on montait le Menez Brée, LA montagne des Côtes d'Armor, une fois par semaine
Et pour des distances aussi longues, il est difficile de se préparer spécifiquement. Nous, on faisait régulièrement des sorties de deux heures, puis on en a fait de plus en plus longues en montant jusqu'à dix heures. On a aussi fait des marches nocturnes où on partait à vingt heures pour revenir le lendemain matin vers huit heures. Sinon, on montait le Menez Brée, LA montagne des Côtes d'Armor, une fois par semaine. En fait, on s'est entrainé avec nos armes, on ne va pas partir tous les weekends dans les Pyrénées ou dans les Alpes. »
La course
Le profil du grand raid 2012
« Le départ, c'est comme un entonnoir, on sait qu'il est primordial d'être bien placé. Mais le bus de l'organisation nous a oublié, et on est arrivé seulement vingt minutes avant. On s'est retrouvé derrière et au premier et au deuxième pointage on a perdu pas mal de temps car ça bouchonnait. En plus les conditions climatiques étaient assez dures puisqu'on a pris de la flotte dès le départ pendant quinze heures. ça fait une bonne entame !
Le volcan est la première grosse difficulté. On monte de Cap Méchant au niveau de la mer jusqu'à 2300 mètres d'altitude. Pendant les huit premières heures, on ne fait que marcher. Par contre, quand on arrive en haut, c'est grandiose, le soleil se lève et on a une vue exceptionnelle.
Quand tu te réveilles dans Mafate, tu hallucines un peu, tu imagines très bien des animaux préhistoriques débarquer au milieu des fougères arborescentes
La deuxième nuit, on arrive dans le Cirque de Mafate. On a alors parcouru 85 kilomètres, passé le piton des neiges et le cirque de Cilaos, mais on sait aussi qu'il en reste 90 ! Là je commence à être fatigué, et à ne plus être très cohérent ! Et même si mon père en ressent moins le besoin, on dort une demi-heure. Il ne faut pas s'arrêter trop longtemps, sinon t'as mal aux cannes. Là, quand tu te réveilles dans Mafate, tu hallucines un peu, tu imagines très bien des animaux préhistoriques débarquer au milieu des fougères arborescentes.
Moment de récupération
Le Maïdo est la troisième difficulté au programme. C'est une montagne de 2 000 mètres complétement abruptes et située après 120 kilomètres de course. Pour la gravir, il faut être particulièrement patient. Là, on ne parle plus, on rentre en introspection et c'est un peu comme si tu faisais un voyage en toi. Tu es vraiment dans l'émotion parce que tu vas taper dans tes limites physiques et tes limites de sommeil. Ensuite on descend de plus de 2 000 mètres à zéro, une vraie descente d'enculée dans laquelle on court un peu parce qu'on sait qu'on est très juste au niveau des délais. À ce moment là, mon père ne pouvait plus courir alors il m'a dit de continuer seul.
Mon père s'est arrêté au bout de 130 bornes et il reste encore 40 bornes. Pour moi, la physionomie de la course change complètement
Il s'est arrêté au bout de 130 bornes et il en reste encore 40. Je dois poursuivre seul etla physionomie de la course change complètement pour moi. Je suis vraiment épuisé, je n'ai plus rien dans les jambes et je me dis que ça va être tendu. Heureusement à cet instant, quelques potes présents ont su me motiver à fond.
Une médaille partagée
Comme je n'ai pas vraiment le physique d'un Kenyan, dans les descentes je souffrais vraiment. Par contre, dans les montées j'avais des super bonnes sensations. Et mentalement, tu t'accroches à tout ce qui passe, tu te dis que tu n'as pas fait tout ça pour rien, que la médaille sera pour le petit, tu penses à ton père, tu penses à tes potes... Malgré tout, j'avais vraiment l'impression que je n'y arriverais jamais, et puis je suis vraiment isolé puisque je crois qu'il ne reste que huit mecs derrière moi. J'ai alors fais le choix de dormir un peu ce qui m'a permis de mieux gérer la suite.
Je termine seul
mais comme j'ai toujours eu l'impression de former une équipe avec mon
père, on s'attendait, on se supportait, quelque part c'est lui aussi qui
arrive
Après la dernière descente, il y du monde à bloc sur la route et on commence à entendre la rumeur du stade de La Redoute. Là c'est génial ! Finalement, je termine seul mais comme j'ai toujours eu l'impression de former une équipe avec mon père, on s'attendait, on se supportait, quelque part c'est lui aussi qui arrive. »
Après lacourse
Kilian Jornet, le vainqueur
« À l'arrivée ton corps se met directement sur off. En rentrant à la maison, je me suis endormi dans la bagnole, ensuite j'ai quand même pris une petite coupe de champagne, une petite clope histoire de reprendre la vie normal, puis je suis allé au pieu ! J'ai alors dormi plus de 12 heures.
C'est un peu l'équivalent de Brest-Rennes avec l'Everest entre les deux et une petite montagne derrière
Aujourd'hui, la course a atteint un niveau de difficultés extrême. C'est un peu l'équivalent de Brest-Rennes avec l'Everest entre les deux, et une petite montagne derrière ! D'ailleurs ce type de course a tendance à se professionnaliser avec des gars comme Kilian Jornet. La plupart des mecs qui sont devant aujourd'hui ont moins de 30 ans et ils ne mettent que 26 heures alors que moi je l'ai fini en 65 heures. Mais malgré tout je l'ai fini ! Et la médaille à l'arrivée est la même pour tout le monde. Finalement, c'est un peu comme le bac, l'important c'est de l'avoir, et peu importe la mention ! »
Alessandro Zanardi, ce nom rappelle peut-être quelque chose aux amateurs de F1. Cet ancien pilote italien de 45 ans a en effet disputé 44 GP ds les années 1990. Mais en 2001, lors d'une course de champCar, il frôle la mort dans un terrible accident qui aboutit à l'amputation de ses 2 jambes. Mais Zanardi refuse d'abandonner le sport de haut niveau : il reprend la course automobile dans des voitures adaptées, et commence, comme pour conjurer le sort, par faire les 13 tours de piste qu'il n'avait pas fini le jour de l'accident. Puis il se met au vélo handisport à pédales manuelles, et gagne en 2011 le marathon de NY dans cette catégorie. Lors des Jeux paralympiques de Londres, il vient de remporter 2 médailles d'or olympique dans le contre-la-montre et la course en ligne et la médaille d'argent dans la course mixte. Mais Zanardi n'est pas pour autant rassasié, il veut maintenant s'attaquer aux 500 miles d'Indianapolis...
Ce n'est pas le sportif le plus connu des J.O. de Londres, pourtant son parcours est vraiment original. Le marathonien Guor Marial est en effet apatride car sans passeport, donc sans pays "officiel" à représenter. Ce n'est pas une première : En 1992 les premiers apatrides des JO venaient de l'ex-Yougoslavie ; et en 2000 du Timor oriental. Né dans le Sud du Soudan, Guor Marial fuit les combats qui divise le pays. Depuis 20ans, le Nord (majoritairement arabo-musulman) dirigé par Omar El Béchir (accusé de génocide devant la CPI !) opprime le Sud (essentiellement de populations noires chrétiennes et surtout possédant des gisements de pétrole). En 1992, Marial s'échappe d'un camp de travail forcé et se réfugie en Égypte puis rejoint les USA en 2001. Depuis, le Sud Soudan a obtenu son indépendance en 2011, même si les tensions actuelles ont des conséquences humanitaires toujours dramatiques à la frontière entre les 2 États. Problème pour Marial : le Sud Soudan n'est toujours pas reconnu par le CIO. Marial refuse alors de participer aux JO sous les couleurs du Soudan (du Nord) qui est à l'origine de la mort de 28 membres de sa famille. Il officiera donc sous la bannière olympique, comme deux autres sportifs de l'île Curaçao, « indépendante » des Antilles néerlandaises depuis 2010. Même sans patrie officielle, nul doute que Guor Marial a déjà réussi à représenter son pays !
Boris Diaw doit avoir le sourire. Le joueur français vit une fin de saison inespérée. Après des débuts prometteurs en NBA (finale de conférence avec les Suns de Phoenix à 25 points de moyenne, et un titre NBA de joueur ayant le plus progressé en 2006), Boris avait subi la loi des transfert en NBA, devant quitter du jour au lendemain un bon club NBA pour une des pires franchises : les Charlotte Bobcats (présidés par Michael Jordan). Boris s'y enterre petit à petit, jusqu'à perdre sa place dans le 5 majeur. Mais Bobo est assez malin, et rachète la fin de son contrat, lui permettant ainsi de signer dans le club de son choix. « Boris est enfin libéré », comme l'espérait l'ancien joueur et coach Jacques Monclar. En mars, au milieu de la saison, les Spurs de son ami de l'Insep Tony Parker l'accueillent à bras ouvert (et l'héberge) ; malgré des critiques concernant sa « mollesse », le coach Greg Popovich voit dans Boris le joueur capable de mieux faire jouer les autres. Intégré dans le 5 de départ, le « facilitateur », comme il aime se surnommer, ne court pas après les statistiques mais s'appuie sur un jeu altruiste et collectif. Désormais en finale de conférence, Boris vise le titre NBA ! Quel renversement de situation en quelques mois. Ce fils d'une des plus grande basketteuse française (Élisabeth Riffiod) et d'un père sénégalais sauteur en hauteur, est aussi président du club J.S.A. Bordeaux (en ProB) qu'il n'a pas hésité à aider en y jouant pendant la grève de la NBA. Dans l'ombre de l'incroyable Parker, Boris s'affirme comme le plus complet basketteur français de tous les temps (en étant capable de jouer meneur, ailier ou pivot !). Avec en apothéose les JO de Londres en tant que capitaine des bleus... Affaire à suivre. Kenavo.
À peine avais-je rédigé l'article sur le basketteur Metta world Peace, alias Ron Artest, qu'il refaisait parler de lui. Alors que son équipe des Lakers devait faire sans la star Kobe Bryant, MWP prenait les choses en main et montrait son talent en doublant ses stats notamment au scoring et relançait son équipe. Mais le pire ennemi de ce joueur n'est autre que lui-même, et après un dunk contre Oklahoma, il s'extasie en "remuant les coudes", dont un finit dans le coup de son adversaire James Harden. Bilan : une commotion cérébrale et une suspension de 7 matchs pour "World Peace", qui affirme avoir simplement un peu trop célébré son panier ! Coup dur pour les Lakers alors que se profile les playoffs. Loin de la bagarre générale de 2004, World Peace s'est excusé en expliquant qu'il a toujours été incontrôlable depuis une chute sur la tête quand il était jeune! MWP va pouvoir de plus en plus songer à sa reconversion, notamment dans la musique, il a déjà sorti un disque avec Puff Dady et Capone en guest. À suivre...
Non, il ne s'agit pas d'un nouveau groupe de rap qu'aurait chroniqué un de mes collègues blogueurs, mais bien d'un joueur de basket NBA. Metta World Peace est le nouveau nom que s'est attribué depuis cet été le fameux Ron Artest, après l'accord du cour de Los Angeles. Artest n'est pas le premier sportif à changer de nom : en 1981, Lloyd Bernard Free s'est renommé World B. Free.
« Metta », son prénom, vient de sanskrit et signifie « amour bienveillant » chez les bouddhistes, la religion d'Artest, et son nouveau nom est tout aussi explicite. Artest, 32ans, 115kg, a derrière lui une belle carrière, meilleur défenseur de l'année et allstar en 2004, et champion avec les Lakers en 2010. Mais il est surtout connu par ses coups de sang et ses provocations, qui n'inspiraient pas forcément à la paix universelle. En 2004, il prend la plus grosse suspension (hors stupéfiant) pour un joueur NBA : 78matchs ! La raison, après une énorme faute d'Artest sur le massif Ben Wallace, la tension monte entre les joueurs des 2 équipes. Artest reçoit alors un gobelet venu du public. Ni une, ni deux, Artest fonce dans les gradins, et commence à éclater les supporters lui faisant face. Les autres joueurs s'en mêlent et le match se transforme en combat de rue légendaire!
Depuis, Artest « World Peace » dit avoir changé et trouvé la zénitude. Tant mieux pour ses adversaires, mais tant pis pour le « spectacle », que n'aurait pas renié, après son kung fu sur un supporter en 1995, un certain Eric Cantona! Kenavo.
Incroyable et inédite histoire que connaissent actuellement les fans du Madison Square Garden, la salle des Knicks de New York, qui n'ont désormais qu'un seul nom à la bouche: Jeremy Lin. Pour comprendre ce phénomène, il faut replacer le contexte : Les Knicks sont une des équipes les plus riches de la N.B.A., mais à la recherche d'un titre depuis 1973. L'année dernière, l'équipe s'est renforcée de 2 stars: Carmelo Anthony et Amare Stoudemire. Pourtant, les résultats ne suivent pas, trop d'individualisme, et une accumulation de contre-performances. Et puis, en janvier les 2 stars se blessent ; le coach Mike D'Antoni, sur la sellette, donne sa chance au 4è meneur, qui devait normalement à peine jouer. Il s'agit de Jeremy Lin, Américain d'origine taïwanaise d'1.91m, que les universités de basket avaient snobé. Lin rentre alors à Harvard et en sort avec un diplôme de science économique! Même scénario en NBA, la draft l'oublie et il échoue finalement chez les Golden State Warriors, qui le font peu jouer. Arrivé à New York, on l'oublie au bout du banc. Jusqu'au début février, quand il devient titulaire pour pallier les blessures. Et depuis, il enchaîne les performances à plus de 21pts et 7passes par match (avec une pointe à 38pts contre les Lakers), et nous rappelle dans son jeu un certain Steeve Nash. Et surtout il ramène du collectif aux Knicks et son équipe regagne. Lin est devenu la coqueluche de Big Apple mais également de toute l'Asie qui attendait un héritier à Yao Ming. Plus que son talent , c'est sa détermination face à l'adversité qui impressionne. Pour finir la belle histoire, Lin, qui n'avait pas de logement et dormait sur le canapé de son frère, s'est enfin trouvé un bel appart ... Kenavo.
Incroyable histoire que celle des footballeurs zambiens et de leur coach français Hervé Renard. La petite Zambie a ainsi éliminé progressivement tous les favoris (Sénégal en poule, puis le Ghana et enfin la Côte d'Ivoire), pour remporter sa 1ère Coupe d'Afrique des Nations. Renard, 43ans, ancien footballeur passé notamment par l'A.S. Cannes dans les années 80 où il croisa Zidane, sans connaître la même carrière, a multiplié les expériences comme coach à travers le monde en tant que coach de clubs ou de sélections nationales : en Afrique, mais aussi à Shanghai, ou à Cambridge (en 4è division anglaise). Mais c'est comme adjoint de Claude Leroy à la tête des blacks Stars du Ghana, qu'il se fait connaître. Puis il prend les rênes de la Zambie, qu'il emmène en ¼ de finales de la CAN 2010. Délaissé par les clubs français ( à part deux années à Cherbourg en national entre 2004 et 2006, nul n'est prophète en son pays), il revient à la tête de la Zambie, qu'il qualifie à l'arrachée pour la phase finale de la C.A.N. Finalement, les « Chipolopolos » (« boulets de cuivre ») déjouent tous les pronostics en l'emportant aux pénaltys face aux Ivoiriens de Drogba (décidément maudits par la CAN, déjà défaits en finale aux tirs aux buts par l'Egypte en 2006). Les 12 millions de Zambiens ont pu laisser exploser leur joie, et ainsi rendre le plus bel hommage à leur ancienne équipe nationale, disparue dans un crash aérien en 1993. Hervé Renard, quant à lui, s'est fait un nom, qui devrait bientôt orner les rues de Lusaka.
A l'instar de l'économie mondiale, le football semble voir son centre se décaler de plus en plus vers l'orient. Il y a quelques années, les clubs russes avaient commencé à faire parler d'eux, en attirant des stars comme Samuel Etoo à Anzhi Makhachkala, ou encore Rudd Gullit, ancien entraineur de Grozny en Tchétchénie. Le Moyen-Orient et ses richesses pétrolières aussi attirent les footballeurs en fin de carrière. Plus récemment, Le football se déporte vers les pays émergents d'Asie. Le 1er coup fut celui de l'équipe de Shanghaï Seshua qui attira Nicolas Anelka pour un salaire 2 fois plus élevé qu'à Chelsea, pourtant club dont le propriétaire est le milliardaire russe Abramovitch. Tigana a déjà rejoint Anelka et la Chine en tant que coach, et maintenant, on parle même de la star ivoirienne Didier Drogba. La Chine essaie donc de se construire un avenir footballistique, en annonçant sa volonté d'organiser une coupe du monde et un jour de la gagner. Ce n'est pas pour demain, la Chine n'ayant pour l'instant participé qu'à une seule coupe du monde. Mais avec plus d'un milliard d'habitants, elle pourrait se constituer une belle équipe si le foot y devient un sport populaire. Encore plus surprenant, l'Inde, pourtant beaucoup moins sportive que sa voisine chinoise, investit également dans le foot pro en créant un mini-championnat de 6 équipes pendant quelques semaines ; ainsi, Robert Pires et d'autres vieilles stars semi-retraités (Canavarro, rudy Fowler, Morientes, Okocha...) ont signé sans savoir dans quel club ils évolueront (ils seront répartis dans les diverses équipes). Pour l'instant, tout cela peut faire sourire l'Europe qui reste encore de loin le centre du monde footballistique. Mais jusqu'à quand..... Kenavo
La moustache de Lièvremont : alors qu'il était proche de se faire lapider après la défaite des bleus contre les Tongas, la moustache de Lièvremont lui a permis de sauver sa tête et d'être à un point d'une coupe de monde que la France attend depuis plus de 30ans...
Novak Djokovic, qui, sans un incroyable Roger Federer en demi-finale de Roland Garros, aurait gagné les 4 grands chelems de l'année; comme quoi il a bien fait de lancer en 2010 son régime sans gluten, auquel il est allergique...
Les Espagnols, trop forts en foot, basket, tennis... dont Yannick Noah a enfin percé le secret...
Nicolas Batum, le joueur le plus spectaculaire de l'euro basket 2011, qui avec Tony Parker, a permis à la France du basket de mettre fin à leur malédiction et de se qualifier pour les JO.
Le hand français, masculin et féminin, au sommet du monde (ou presque...)
Gaëtane Thiney et les footballeuses françaises, qui ont redonner des émotions positives au foot français en finissant 4ème du mondial...
Yohan Blake, qui aura détrôné Usain Bolt après le faux départ de celui-ci au championnat du monde de Daegu, faisant ainsi oublié son blanchiment pour dopage en 2009...
Jeannie Longo qui, a 53ans et après 59 titres nationaux et 13 mondiaux , a failli se faire rattraper par le steak d'Alberto Contador...
Thomas Voeckler et les défaillances d'Alberto Contador (en arrêtant de manger du steack) qui ont permis de faire rêver les amoureux de la grande boucle et de croire en un Tour enfin propre...
Les footballeurs de championnat norvégien Bakenga et Svenson qui inventent un nouveau sport, mélangeant football et saut acrobatique synchronisé...
Malgré une coupe du monde en dent de scie, l'équipe de France de rugby a frôlé la victoire face aux All blacks. Symbole de leur domination en finale, l'IRB a désigné le capitaine de l'équipe de France Thierry Dusautoir comme meilleur joueur du monde 2011 (le seul français à recevoir cette distinction après Fabien Galthié en 2002). Pas seulement un lot de consolation pour les bleus car Dusautoir mérite le respect, tant par son talent de « Serial plaqueur » ( 38 plaquages en quart de finale du mondial 2007 !) que par son parcours original. Né en Côte d'Ivoire en 1981 d'un père français, professeur de physique-chimie, et d'une mère ivoirienne, il grandit dans la plantation de ses grands parents paternels. Rien ne prédisposait alors Thierry à devenir rugbyman. C'est le retour dans le sud-ouest de la France, vers l'âge de 10 ans, qui modifie la donne. Choc culturel, divorce des parents, il a tendance à se renfermer, tout en menant de brillantes études (diplomé de l'École nationale supérieure de chimie et physique de Bordeaux). La découverte du rugby sera pour lui une révélation, et son parcours professionnel à Bègles-Bordeaux, puis Colomiers, Biarritz, et enfin Toulouse le confirme. Il a ainsi presque tout gagner : quadruple champion de France, vainqueur de la coupe d'Europe HCup, grand chelem au tournoi des 6 nations, il ne lui manque plus qu'une coupe du monde... Pour 2015 ?
Le temps n'est pas favorable aux pilotes auto-moto. Dimanche 24 octobre, le pilote italien, âgé de 24ans, Marco Simoncelli est mort sur la piste du Grand Prix de Malaisie. S'il n'avait encore jamais gagné de Grand Prix MotoGP, il avait été champion du monde 250cm3 en 2008. Ainsi disparaît « Super Sic », une personnalité remarquée par son physique (son énorme touffe de cheveux) et par sa conduite réputée « dangereuse ». Cette disparition sur la piste fait suite au décès du pilote auto Dan Wheldon dimanche17 octobre lors du Grand Prix de Las Vegas, dernière manche de la saison IndyCar, lors d'un accident hyper spectaculaire impliquant 15 concurrents. Cette mort du pilote anglais de 33ans, double vainqueur des 500 miles d'Indianapolis, est d'autant plus cruelle que celui-ci travaillait sur les futures mesures de sécurité de protection des pilotes, en limitant notamment l'envol de véhicules, qui lui sera finalement fatal... (Photo : REUTERS/Tony Gentile)
La fin de la malédiction ? Peut-être car Laurent Blanc a réussi sa 1ère mission : qualifier les bleus, et ainsi éloigner les fantômes de Knysna. Mais quel avenir pour cette équipe ? Capables du pire comme du meilleur, les bleus sont toujours en construction : peu de joueurs peuvent revendiquer une place indiscutable, et les nombreuses blessures ont redistribué sans arrêt les cartes : derrière les Benzema et Lloris, qui s'impose vraiment? La défense centrale est toujours en chantier, et les vieux briscards que sont Malouda et Ribéry méritent-ils leur place face à des jeunes fougueux comme Menez et Martin. En plus de cela, la France sera dans le 3è ou 4è chapeau lors du tirage au sort, avec donc forcément des grosses équipes dans sa poule. Va-t-elle mettre fin à 2 compétitions successives d'élimination au 1er tour (euro 2008 et mondial 2010)? Peut-être car les Français, à l'instar des rugbymen, ne sont jamais aussi forts quand ils ne sont pas favoris. Maintenant les bleus peuvent se concentrer sur la Pologne et l'Ukraine. Cet euro sera organisé pour la 1ère fois en Europe de l'est, montrant ainsi le recentrage européen et l'émergence des ex-pays communistes sur l'échiquier géopolitique mondiale. Les infrastructures voient finalement le jour. La Pologne a reçu les félicitations de Platini, le président de l'UEFA, sur l'avancée de leurs travaux. La question était plus épineuse pour l'Ukraine, dont la corruption a gangrené la construction des stades. Platini disait ainsi en avril « si Kiev n'a pas de stade, il n'y aura pas d'euro en Ukraine ». Mais, finalement, après 4 mois de retard, le vieux stade de 1923 (totalement modernisé pour 585 millions d'euros!) a été inauguré avec un concert de shakira le 8 octobre dernier ; il pourra ainsi accueillir la finale de l'euro l'année prochaine. Espérons que le petit incendie lié aux feux d'artifice de l'inauguration ne se renouvellera alors pas! Vitaïu Vas !
L'Eurobasket vient de se terminer en Lituanie avec une belle médaille d'argent pour nos Français, pour la 1ère finale de leur histoire dans cette compétition. Mais l'équipe surprise reste bien la Macédoine, dont certains ne devaient même pas savoir qu'il s'agissait d'un pays européen! Les Macédoniens ont en effet fini 4ème de cet euro, après avoir éliminé le favori lituanien chez lui, lors d'une fin de match que seul le basket peut nous apporter. La Macédoine, en tant qu'ancienne république de l'ex-Yougoslavie, est en effet une terre de basket. D'ailleurs les 6 nations issues de l'ex-Yougoslavie étaient qualifiées pour cette phase finale ; mais pour une fois ce ne sont pas les Serbes ou les Croates qui se sont fait remarquer, mais bien les Macédoniens emmenés par leur Américain naturalisé Bo McCalebb (les équipes nationales ont en effet droit à un naturalisé par effectif). Cette performance, célébrée par les 2 millions de Macédoniens notamment dans la capitale Skopje, a plus qu'un enjeu sportif, c'est aussi une affirmation géopolitique. En effet, le nom de Macédoine, terre natale d'Alexandre le Grand, est rejeté par les Grecs, qui considèrent que ce nom est déjà celui de la région du Nord de leur pays. Officiellement la Macédoine a donc du s'appeler ARYM (ancienne république yougoslave de Macédoine) ou FORYM (en anglais). Aussi pour s'affirmer, les Macédoniens ont eu la bonne idée de battre les Grecs à l'Euro... des Grecs qu'ils pourront retrouver pour le tournoi de qualification pour les J.O. en 2012. Affaire à suivre...
Résumé-vidéo du quart de final au dénouement incroyable contre la Lituanie :
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