"Thor" Kenneth Branagh

Nouveau héros des éditions Marvel, dont les aventures sont adaptées au cinéma. Futur Avenger au côté de Captain América, voici Thor guerrier mythique du royaume d'Asgard, banni par son propre père Odin (Anthony Hopkins, quand même!) pour avoir déclenché par arrogance une guerre. Le grand blond (joué par Chris Hemsworth) se retrouve alors sur terre, au milieu du désert du nouveau Mexique, non loin de la Zone 51. Coup de bol, il y rencontre Natalie Portman, enfin Jane Foster une scientifique des étoiles. Dépossédé de ses pouvoirs et de son fameux marteau, Thor face à l'adversité se révèle être un grand héros et redevient le valeureux guerrier que l'on connait. Kenneth Branagh qui n'a jamais été un grand réalisateur, (même si personnellement j'aime bien Dead Again), signe cette adaptation de manière honorable. Pas plus! L'aspect Shakespearien de l'histoire a du le séduire. Ça fonctionne, malgré quelques décadrés (pour faire BD sans doute) pas très inspirés et du kitch à gogo. De toute manière Marvel peut continuer des années comme ça, moi personnellement je serais toujours client. Vivement les films qui opposeront Spider man à Hulk, Dare Devil au Punisher...

Gil Scott Heron (1er avril 1949 - 27 mai 2011)

« The Revolution Will Not Be Televised »

Disparition d'une légende à l'âge de 62 ans.

Declan De Barra « Fragments, Footprints & The Forgotten »

Declan De Barra sort ici son 3ème album, et  peut-être le plus réussi. Pourtant c'est tout seul qu'il a du se débrouiller pour le réaliser : les compositions c'est lui, l'enregistrement, le mixage, et même l'artwork de l'album c'est encore lui. Il a tout fait. Et également tout joué : « Je n’ai cette fois pas fait appel à des musiciens additionnels parce que je ne pouvais pas les payer et je n’avais pas envie d’abuser une fois encore de la gentillesse de mes précédents collaborateurs ». Du coup c'est un album tout en sobriété où l'Irlandais s'accompagne souvent d'une simple guitare, mais aussi à l'harmonium sur « Black Crow Call » ou encore d'une cornemuse sur « You Will Overcome ». Une sobriété qui met particulièrement en valeur son chant hors du commun qui lui vaut souvent la comparaison (et il y a pire) avec Jeff Buckley. Il suffit d'écouter le joyau « Midnight Swell » pour comprendre la comparaison même si sur « Sunrise », c'est une voix à la Bill Callahan qui nous emporte. Declan pousse le dépouillement jusqu'à chanter deux titre a capella « Breadcrumb Trail » et « Wind That Shakes The Barley », un peu comme des traditionnels irlandais, avec toujours la même réussite. Declan De Barra risque bien de poser une empreinte définitive sur 2011.

Declan de Barra - Fragments, Footprints & The Forgotten - Black Star Foundation - 2011

 


Blitz The Ambassador « Native Sun »

Samuel Baza Awuley est Blitz, un artiste originaire d'Accra au Ghana autant influencé par les sonorités africaines, l'highlife et l'afrobeat, que par la black music américaine, le jazz, la soul, mais aussi le hip-hop, et particulièrement celui revendicateur de Public Enemy. Et il met toutes ses influences au service de sa musique avec la farouche volonté de montrer une facette positive de l'Afrique. En fait, Blitz est un peu dans la lignée du Sud-Africain Tumi en proposant une musique africaine actuelle où le phrasé et les scratchs hip-hop croisent le fer avec les cuivres funky et les rythmes afrobeat.  Sur  « Native Sun », son 4ème album, les morceaux s'enchainent n'en formant plus qu'un, avec une ribambelle d'invités aux origines aussi métissées que la musique  : le Nigérian Keziah Jones, Bocafloja, MC de Mexico, les 2 sœurs franco-camerounaises des Nubians, le germano-canadien-rwandais Corneille (pour le single un peu trop mielleux « Best I can »), le Belge d'origine congolaise Baloji ou l'Américain Chuck D de Public Enemy. Un album avec beaucoup de groove (« Wahala »), de soul (l'ombre de Marvin Gaye plane sur « Free Your Mind »), d'énergie (« Akwaaba », « Victory »), mais aussi beaucoup d'Afrique (comme sur le morceau final « Ex-Itrance » illuminé par la kora). On est comblé de plaisir! (Ci-dessous, l'album complet en écoute et en image s'il vous plait!)

Lire aussi : L'entretien

Blitz The Ambassador - Native Sun -  Embassy Mvmt - 2011

Who made who "Knee Deep"

En signant chez Kompakt, les Danois de WhoMadeWho laissent en grande partie de côté l'electro-rock-disco clinquant qui les caractérise pour un style clairement plus électro, dans une ambiance générale assez froide et il faut avouer que c'est une belle surprise. Thomas Hoffding (basse, voix), Jeppe kjellberg (voix, guitare) et Thomas Barford (machines, batterie), bien qu’amorçant un sérieux virage, continuent à garder un sacré sens du groove. Mais "There's an answer" et "Every minute alone" nous plongent d"entrée dans plus de noirceur qu'auparavant, plus noir certes mais pas déprimant car le trio sait embrayer. "Musketeer", où l'on pense un peu à Moroder, et "Two feet of ground" constituent certainement les morceaux les plus dancefloors de ce mini-album. Les nordiques se rapprochent de la new wave avec "All that i am" et le très beau "Nothing have changed" et son côté Depeche Mode. Ils glissent aussi vers le psyché avec "Checkers". WhoMadeWho brasse large et ce n'est pas pour nous déplaire car ils touchent souvent au but. Apparemment une autre fournée de titres devrait débarquer dans l'année, on se réjouit d'avance. A noter en passant que le groupe se produira le 06 août prochain au Festival Chausse Tes Tongs en Bretagne, pour une des seules, voire la seule date de l'été en France. Foncez là-bas.

Who made who - Knee Deep - Kompakt - 2011

"Fast & Furious 5" Justin Lin

Allez! juste pour rigoler, le dernier épisode de la série Fast and Furious. Une série un peu bancale qui a retrouvé ses marques et ses acteurs du premier opus depuis l'épisode 4. A savoir Paul Walker acteur sympathique, au look de surfeur californien, que l'on a pu voir dans deux, trois petits films qui se laissent regarder tel que : La peur au ventre ou une virée en enfer. Mais aussi Vin Diesel, The action hero des années 2000. Vin Diesel, malgré ses supporters dont je fais parti, notamment pour sa participation aux films Pitch Black et Les chroniques de Riddick, a malgré quelques gros succès (XXX) eu du mal a imposer sa carrure et sa voix rauque. (on est plus dans les années 80 non plus!) il a été nommé au razzie hawards, (plus mauvais acteur), joué dans le bide Babylon AD de Kassovitz, pour enfin revenir sur le devant de la scène avec le Fast and Furious 4. Il reste pour l'instant cantonné dans le film d'action même si à mon sens c'est un acteur plus intéressant qu'il en a l'air (cf le court métrage qui l'a fait connaitre). Pour ce qui est du film Fast 5, réalisé très efficacement comme les deux derniers opus par Justin Lin, quand est-il? Étonnamment bien accueilli par la critique, le film est 100% actions. Ici pas de temps mort, d'autant que face a Vin Diesel, il y a l'autre star du film d'action des années 2000 Dwayne "The Rock" Johnson. Rapide et furieux, le film ne fait pas dans la dentelle. en même temps si vous avez plus de 12 ans d'age mental, passez votre chemin. pour les autres, le film est fun. Une course poursuite sur les toits de la favela a Rio, une bonne baston de "pitt bull" entre les 2 musclés précédemment cités, une attaque de train façon western moderne complètement hallucinante. Le film est plaisant malgré de grosses facilités de scénario : évasion de Torreto au début? évasion quand les 2 protagonistes sont prisonniers? le casse? la scène finale ou Vin Diesel percute avec un coffre fort les voiture des vilains à la manière d'un chevalier armé d'une massue châtaigne! c'est vraiment "too much". c'est Marseille en grand! plutôt rigolo mais personnellement j'avais préféré l'épisode précédent.

Saul Williams « Volcanic Sunlight »

Saul Williams s'est révélé au public par le slam qu'il avait découvert jeunot dans les bars de New-York avant de se faire remarquer par son interprétation dans le film « Slam » en 1998. Depuis il a réalisé 4 albums, en brassant tous les styles avec une préférence pour le rap, le rock voir le métal, et l'électro. Un mélange parfois déstabilisant, et ce n'est certainement pas ce nouvel album qui va changer la donne avec un virage sérré du côté de la pop. C'est bien, par contre, une nouvelle preuve de l'ouverture d'esprit de l'artiste, assagi. Malgré tout sa musique garde une énergie de dingue, « Patience » comme un voyage en train-fantôme avec de l'electro-rock en bande sonore, « Triumph » et son refrain quasi-disco,  « Give It Up », son clavier vintage et sa basse ronde et funky, et bien sur le single « Dance » et son petit côté INXS (ah bon ! Qui a dit ça?). Une éruption volcanique des plus lumineuses est annoncée sur les dancefloors avec des coulées de basse, et quelques effusions bien rythmées de cuivres et de percussions! Gare à vous!

Saul Williams - Volcanic Sunlight  - Columbia - 2011

Phil Jackson, le coach "zen"

Le coach le plus titré de la NBA tire sa révérence sans un nouveau titre. Il est vrai que Phil Jackson en a déjà gagné 11 : 6 avec les Chicago Bulls de Michael Jordan et 5 avec les Los Angeles Lakers de Kobe Bryant. Il détient également le record de finales disputées (13), de victoires en playoffs (229), de % de victoires en saison régulière (70,4%) et en playoffs (68,8%), ainsi que le meilleur bilan sur une saison régulière (72-10). Il est vrai que Jackson a eu la chance de coacher 2 des plus grandes stars de l'histoire du basket, encore fallait-il réussir à gérer leurs égos. De ce côté-là, Phil Jackson est le maître : adepte de la philosophie zen, ancien hippie, ex-fumeur de haschich, Jackson, du haut de ses 2,03m a d'abord été un joueur NBA doublement titré (1970 et 73) avec les New York Knicks. Devenu coach des Bulls en 1989, il adopte la fameuse tactique de l'attaque en triangle, et multiplie les succès. Mais aujourd'hui, Phil est fatigué, ses longues jambes le handicapent de plus en plus et lui donne une démarche à la Lucky Luke. Déjà revenu deux fois d'une retraite anticipée, Phil aspire désormais à découvrir le monde à moto ! Ainsi se tourne une page de l'histoire NBA. En effet, les Lakers se sont fait sortir par Dallas de l'incroyable géant allemand Dirk Nowitzki. Comme les Lakers, les équipes vieillissantes que sont les Spurs et les Celtics se sont fait éliminées prématurément, laissant la place à de jeunes loups comme les 3 stars de Miami (Lebron James, Dwayne Wade, Chris Bosh) ou encore les Bulls de Joakim Noah et du MVP Derrick Rose, qui atteint donc la finale de l'est, une première pour cette équipe de Chicago depuis un certain... Phil Jackson. Kenavo.

Foster Manganyi "Ndzi Teke Riendzo n°1"

La fièvre électro shangaan se répand désormais au-delà du Mozambique et de l'Afrique du Sud avec la réédition CD de l'album du pasteur sud africain Foster Manganyi sorti en 2008 uniquement en K7. Dans la lignée des ensembles vocaux roots sud africains, les 10 titres de ce "Ndzi Teke Riendzo n°1" mélangent le style du shangaan electro à celui plus traditionnel du gospel. Ce style festif prend une nouvelle dimension grâce aux chœurs féminins, aux balafons, sifflets et autres percussions, soutenus par un beat digital résolument insolite. Une réédition rendue possible par le label de Damon Albarn, Honest Jons (Hypnotic Brass Ensemble, Tony Allen, Actress, ...) toujours en quête des sonorités les plus cosmopolites. Les voix du seigneur sont impénétrables, Alléluia.


Foster Manganyi - Ndzi Teke Riendzo n°1 - Honest Jons - 2011

Danay Suarez « Polvo De La Humedad »

Danay Suarez vient d'être remarquée en France grâce à son mini-album « Havana Cultura Sessions » constitué d'enregistrements d'une jam session de quelques heures avec le pianiste virtuose Roberto Fonseca et ses musiciens. Un album jazz-latino teinté de soul et illuminé par la voix de la Cubaine. Gilles Peterson tweetait alors : « Je viens juste d’enregistrer l’album de Danay aux studios Egrem, à La Havane – du jazz cubain et remarquable, profond, spirituel et l’un des grands moments de ma vie ». Mais la chanteuse cubaine a plus d'une corde à son arc. Elle le prouve avec cet album de hip-hop/latino, un style peut-être moins classieux que le jazz qui l'a toujours fait rêver, mais dans lequel la demoiselle étincelle. Féline, mystérieuse, parfois sombre mais toujours mélodique, celle qui clame sur «  Individual » son goût pour toutes les musiques, le funk comme le be-bop, le rap ou le reggae, épice justement son hip-hop de tout ces styles. Gilles Peterson qui a semble t-il craquer pour cette Havanaise qui rappe aussi bien qu'elle chante, risque d'avoir bientôt de nombreux concurrents!

Danay Suarez - Polvo De La Humedad - 2011 -independante

Wires Under Tension "Light Science"

La tête pensante de Slow Six, un groupe new-yorkais aux contours polymorphes qui s'évertuait a ériger des ponts entre musique classique et musique populaire, Christopher Tignor (violon & une armada d'autres instruments), s'associe à Theo Metz (batterie) pour créer ce nouveau projet Wires Under. Ici, les cordes entêtantes, percussions martiales, cuivres épiques et bidouillages en tous genres, nous plongent dans un univers métissé et luxuriant quelque part entre Tortoise et nos Bumcello. Avec "Light Science", nos deux experts alternent les petits plaisirs à grands coups de grooves et de mélodies déchainées tout au long de ces sept morceaux 100% instrumentaux, soit 33 minutes d'un post-rock cinématographique, mélodique et aventureux. Juste ce qu'il faut, plus aurait peut-être condamné ce disque à ne pas être écouté jusqu’à la fin.

Wires Under Tension - Light Science - Western Vinyl - 2011

Sources Matthieu de Mowno et Kalcha du magazine Vibrations


Stanley Brinks « Claps »

L'an dernier, lors de la découverte du sublime « Hoots », on remarquait l'étonnante productivité de Stanley Brinks. Elle est telle que l'on a bien failli passer à côté de ce « Claps » lui aussi sorti l'an dernier non pas en faisant suite au susnommé « Hoots » mais à « Yodels » qui s'est discrètement intercalé dans sa discographie. Donc au moins trois albums en 2010 sans compter sa collaboration avec les Wave Pictures. Alors comme on n'écoute pas QUE la musique de Stanley Brinks, et que ses albums ne sont pas toujours distribués (mais bel et bien disponibles en téléchargement sur b.y_Records ou lors de ses nombreux concerts), on passe parfois à côté de certaines de ses pépites. 
Ici Stanley Brinks joue de tous les instruments : guitare, basse, percussions mais aussi clarinette et sax. Il est accompagné par Léo Bear Creek, batteur des Coming Soon, et par les autres membres du groupe (Mary-Salomé, Howard Hughes, …) ainsi que Clémence Freschard aux chœurs et claquements de mains. On est baladé entre morceaux magnifiquement mélancoliques, « Here I am » par exemple, et d'autres plus enjoués comme « Blood in the gutter » et ses inspirations klezmer ou « Time » et son air enfantin, jusqu'à la fin au style un peu plus jazzy. Mais le Berlinois n'oublie jamais son art de la mélodie, des mélodies à la simplicité apparente mais tellement désarmante.

Stanley Brinks - Claps - b.y_records - 2010


"La Proie" Eric Valette

Le film d'action à la française a le vent en poupe dans la production à défaut d'en avoir au box office. A bout portant, de Fred Cavayé sorti en Décembre n'a pas eu le succès escompté. Je ne l'ai pas vu d'ailleurs, alors je me rattrape avec celui-ci, tenu à bout de bras par ce cher Albert Dupontel, que j'affectionne particulièrement. Après de nombreuses apparitions dans des univers éclectiques, Dupontel obtient ici un rôle physique qui semble convenir à sa nature. Digne héritier de Bébel, il réalise lui même les cascades comme il l'avait déjà fait dans son film Enfermé dehors. Pas de doute, Dupontel est un acteur physique. Il tient la route en action-hero, même si le film est au final plus un thriller qu'un film d'action pur. Il court il court, le furet. en effet Dupontel a une manière bien particulière de courir qui rappelle un peu celle d'un animal des bois.
Après une mise en place en centrale, suit l'évasion du détenu Franck Adrien (Dupontel) parti à la recherche de son ancien compagnon de cellule, d'apparence inoffensive mais en fait tueur en série. L'histoire nous tient en haleine et s'inspire de plusieurs faits divers qui ont marqué ces dernières années. Dupontel est largement soutenu par quelques seconds rôles de poids, à commencer par Sergi Lopez, définitivement toujours excellent. La belle Alice Taglioni défend son rôle qui aurait peut être mérité d'être plus développé. Stephane Debac interprète avec conviction un tueur en série qui a la tête du gendre parfait avec une petite ressemblance d'ailleurs avec Jean-Luc Delarue. Natacha Régnier dans le rôle de sa compagne nous glace le sang. Pour ce qui est de la mise en scène, Eric Valette, fait le choix du réalisme au détriment de l'esbroufe qui à lieu notamment dans le film d'action à l'américaine.. Sa mise en scène fonctionne, rien d'exceptionnelle non plus. C'est classique mais ça marche comme un bon film du dimanche soir. un plan dans le montage sur la scène finale m'a fait un peu tiquer(?).

"Rio" Carlos Saldanha

Pour les vacances, allez à Rio!

Rio est typiquement le film familial à voir pour cette occasion. Sorti des studios d'animation Blue Sky, à qui l'on doit notamment l'âge de glace, le film ne déroge pas à la règle de cette série mythique et est extrêmement drôle. Les deux perroquets stars du film sont doublés en français par Laurant Deutsch et Laëtitia Casta.

C'est frais, c'est coloré, enjoué et dansant. Les personnages sont originaux et la BO est "Sambathique" !