Un Brass band de Tirana c’est plutôt original. D'ailleurs, La plupart des musiciens composant la fanfare sont issus de la Bande armée albanaise où ils avaient plus l’habitude de jouer des marches militaires et des airs patriotiques que de la musique de mariages. Et même s'il a toujours existé des fanfares au pays des aigles, ce n’est pas une tradition comme dans les pays voisins, Serbie et Macédoine en tête. C’est sans doute la raison pour laquelle leur musique ne ressemble à aucune autre. Bien sur on entend des airs balkaniques mais le style est original mêlant sons contemporains aux racines musicales traditionnelles. On alterne les complaintes instrumentales où la clarinette pleure, avec des titres aux rythmes endiablés où les cuivres, trompettes, saxophones, tuba, font merveille. Le vétéran Hysni Zela pose sa voix aux intonations orientales sur deux titres rappelant la tradition polyphonique du sud du pays. La Fanfara Tirana nous convie à un voyage musical exaltant, même si parfois déroutant, du bord de la mer Adriatique aux sommets des montagnes sauvages.Fanfara Tirana « Albanian Wedding (Brass Explosion) »
Un Brass band de Tirana c’est plutôt original. D'ailleurs, La plupart des musiciens composant la fanfare sont issus de la Bande armée albanaise où ils avaient plus l’habitude de jouer des marches militaires et des airs patriotiques que de la musique de mariages. Et même s'il a toujours existé des fanfares au pays des aigles, ce n’est pas une tradition comme dans les pays voisins, Serbie et Macédoine en tête. C’est sans doute la raison pour laquelle leur musique ne ressemble à aucune autre. Bien sur on entend des airs balkaniques mais le style est original mêlant sons contemporains aux racines musicales traditionnelles. On alterne les complaintes instrumentales où la clarinette pleure, avec des titres aux rythmes endiablés où les cuivres, trompettes, saxophones, tuba, font merveille. Le vétéran Hysni Zela pose sa voix aux intonations orientales sur deux titres rappelant la tradition polyphonique du sud du pays. La Fanfara Tirana nous convie à un voyage musical exaltant, même si parfois déroutant, du bord de la mer Adriatique aux sommets des montagnes sauvages.
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Emily Loizeau « Pays Sauvage »
Emily Loizeau avoue des influences tel que Bob Dylan, Tom Waits, la bande à Devendra Banhart ou encore Bruce Springsteen dont elle cite souvent l'album « We shall overcome », enregistré en quatre jours autour d'une bonne vieille bouteille de whisky. Celui d’Emily a été enregistré avec deux musiciens, en Ardèche, avant d’y convier de nombreux invités lors de sa réalisation finale. Les nouveaux « folkeux » de la scène française sont présents avec Moriarty et Herman Dune, Thomas Fersen prête sa voix le temps d'un duo, Jeanne Cherhal, Olivia Ruiz et Nina Morato jouent les choristes sur un titre. Le plus surprenant est la présence du mystique Réunionnais Danyel Waro, plus habitué au rythme du maloya, avec son célèbre instrument, le kayanm. La musique entre blues, folk, country, gospel et comptines confirme tout le talent de la jeune femme qui avoue qu’une artiste comme Camille, avec toutes ses folies, l'a aidé à se décomplexer. Elle entame une tournée à partir du 27 février. Ci-dessous un extrait de « Dis moi que tu ne pleures pas ».
Et en bonus un extrait du précédent album « L'autre bout du monde » où Emily Loizeau, accompagnée de J.Tillman est filmée par l'équipe de La Blogotheque pour les fameux Concerts à emporter.
The Craftmen Club « Thity six minutes »
A l’ouest il y a du nouveau puisque le rock’n’roll renaît sur les terres bretonnes. Et ce n’est pas à Rennes, longtemps considérée comme la ville rock par excellence mais à Guingamp que Steeve, Yann et Marc viennent de sortir le 2ème album des Craftmen Club. « Thity six minutes », c'est justement le temps nécessaire pour démontrer tout leur savoir-faire. Le groupe existe depuis bientôt 10 ans, et après avoir effectué des centaines de concerts à travers la France, du bistrot guingampais, aux Transmusicales de Rennes en passant par les festivals d’irréduktibles bretons, ils nous offrent, après leur premier essai « I gave you orders never to play that record again », un deuxième opus digne du grand frère Bordelais Noir Désir. L’ambiance de l’album est sombre, rock’n’roll avec une pincée de folk et de blues et, à l’instar des French cowboys, une ambiance de l’ouest américain apparaît ici où là en même temps que quelques notes de banjo. Le live reste leur prédilection mais ce type d’album, propre et sans bavures, risque de contribuer à déplacer les foules et à alimenter les pogos.
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Rien de grave
Louise est une jeune femme qui navigue dans le milieu intellectuel parisien. A première vue le décor peut sembler rassurant : un appartement confortable, un travail dans une maison d'édition, un mari brillant. Mais la violence des relations humaines ne se cache pas longtemps sous les convenances. Louise voit sombrer son couple dans l'adultère et le mensonge. L'abandon d'Adrien la brise et font remonter à la surface de profondes angoisses. Beaucoup de ses terreurs lui viennent directement de l'enfance. Petite, la solitude est déjà un compagnon. Ses parents sont séparés et chacun d'eux semble encombré par cette fillette un peu triste, qui ne peut pas avoir de place dans leur monde d'adultes. Un monde de séduction et de paillettes. Ils la délaissent régulièrement et elle trouve refuge et affection chez sa grand-mère. Une fois adulte son père est toujours pris par d'innombrables activités mais son ombre est écrasante. L'homme ne paraît pas très chaleureux, plus préoccupé par les frasques de sa fille que par son véritabe mal-être. "Rien de grave", peut être parce que l'histoire est commune mais la douleur immense de Louise saisit le lecteur. On reconnaît dans le récit BHL, Raphaël Enthoven et Carla Bruni, ce qui a valu au roman une certaine presse et un certain succès. Mais c'est avant tout l'histoire forte d'une femme. Maïwen Le Besco parle d'ailleurs de l'adapter au cinéma. A suivre... Rien de grave, LEVY, Justine, Paris : Stock, 2004
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Nina Simone
Nina Simone est décédée en 1993, à l’âge de 70 ans, dans un village du sud de la France. C’est aujourd’hui, le 21 février qu’elle aurait fêter son 76ème anniversaire. C’était l’une des plus grandes artistes noires de l’après guerre. Une pianiste talentueuse mais surtout une interprète hors du commun à la voix exceptionnelle. C’était aussi une femme engagée dans les mouvements sociaux et politiques. La vie de Nina Simone fut un véritable roman, une vie remplie de douleurs et de colères. On retrouve sa biographie dans Nina Simone, une vie écrit par David Brun-Lambert. On peut aussi regarder le documentaire français Nina Simone, la légende, constitué en partie d’images d’archives, et réalisé en 1992 par Franck Lords.
Deux titres symbolisent à merveille la diva Nina Simone. C’est « Strange fruits » composé en 1937 par Abel Meeropol (alias Lewis Allan), et interprété initialement par Billie Holiday en 1939. Nina Simone l’a repris à son tour en 1965 en livrant une interprétation bouleversante. Les fruits étranges évoqués dans le morceau sont en fait les corps des noirs pendus aux arbres. C’est un réquisitoire contre le lynchage couramment pratiqué dans le sud des États Unis à partir de 1865 et l’apparition du Ku Klux Klan. Ce morceau a longtemps symbolisé la lutte des Afro-Américains pour l’obtention des droits civiques. Le second titre, écrit et composé par Nina Simone en personne, est intitulé « Four women », et narre l'histoire de 4 femmes noires et différentes. Ci-dessous, son interprétation au festival de jazz d'Antibes en 1965.
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« Crossing the bridge », Film de Fatih Akin
Fatih Akin est un réalisateur allemand d’origine turque. Il a reçu l’Ours d’or au festival de Berlin en 2004 pour son film « Head on ». Dans « Crossing the bridge », sa caméra accompagne Alexander Hacke, musicien expérimental allemand, à travers la ville d’Istanbul. Fasciné par la mégapole Alexander tente de capter sa diversité musicale en enregistrant des sons. En le suivant, on effectue un véritable voyage sensoriel dans un ville aux visages multiples où la musique est omniprésente. De l’électro avec Mercan Dede qui mixe les sons actuels avec la musique traditionnelle. De l’électrojazz avec Orient Expressions, symbole de la jeunesse branchée stambouliote. Du heavy métal avec Duman, ou du rock avec Replikas. Du hip hop avec Ceza qui nous fait une incroyable démonstration de son flow, et avec sa sœur qui essaye de faire sa place dans un milieu très masculin. De la musique traditionnelle avec la chanteuse Aynur, fière représentante de la minorité kurde, mais aussi avec Selim Sesler, représentant de la musique tzigane à Istanbul et clarinettiste prodigieux, avec lequel on se retrouve immergé dans un bistrot de son village natal. De la musique de rue avec la bande de Siyasiyas qu’on retrouve surplombant la ville du toit d’un immeuble, fumant des joints et jouant de la guitare sèche. Au final, le réalisateur nous offre une véritable mosaïque musicale reflet de la diversité culturelle d’Istanbul.Crossing the bridge - Fatih Akin - 2004
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Beirut « March of the Zapotec / Holland »
C’est aujourd’hui que Zach Condon sort son double ep « March of the Zapotec / Holland ». A la manière des vinyles d’une époque pas si lointaine, cet album est partagé en deux faces bien distinctes. La première est enregistrée sous le nom de Beirut et résulte de sa rencontre avec la fanfare mexicaine The Jimenez Band. Après un voyage musical dans les Balkans, il nous emmène cette fois dans l’état d’Oxaca où il s'est inspiré de la musique d’enterrement tout comme il l’était par celle des mariages des Balkans. Les six morceaux de Beirut sentent le désespoir et l’atmosphère nous rappelle étrangement celle du parrain avec la musique de Nino Rota. La deuxième face a été enregistrée en solitaire sous le nom de Realpeople, en souvenir de son premier projet. De la musique électronique où l'on découvre la face cachée de Beirut. Cela donne une musique beaucoup moins chaleureuse mais toujours mélodieuse et la voix reste la même. On attend maintenant un véritable nouvel album même si ce double ep nous aide à patienter.
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Blonde
Tout au long de ce roman, la blonde la plus célèbre de tous les temps ne se cache pas sous le pseudo de Marilyn mais reste Norma Jean. Joyce Carol Oates nous entraîne dans l’intimité d’une adolescente puis d’une femme qui cherche désespérément à être aimée. Elle s’aperçoit rapidement que son corps fait naître le désir chez les hommes et pour elle c’est déjà une forme d’amour, mais insuffisante. Norma Jean tente alors de combler ce vide en se donnant entièrement au cinéma hollywoodien. Elle se jette aussi passionnément dans plusieurs mariages et dans de nombreuses histoires extra-conjugales. Mais ni les réalisateurs, ni le public, ni les maris, ni les amants, ne prennent la mesure de cette femme, devenue un véritable mythe. La plupart des hommes l’utilise et en profite mais aucun ne l’aime vraiment. Son plus célèbre amant, le « Président », apparaît froid, calculateur et même effrayant dans une magnifique scène du roman. Norma Jean traverse les ruptures sentimentales, les abus des uns et des autres, les épreuves avec une fausse naïveté et un désespoir grandissant. Et si l’actrice donne l’image d’une femme capricieuse, instable, bourrée de médicaments c’est bien parce que sa vie tourne au désastre et qu’elle ne sait pas bien comment s’en sortir. Blonde est une œuvre très documentée sur la vie de Marilyn, mais reste avant tout un roman, l’histoire poignante d’une femme dans l’Amérique du 20ème siècle.
Blonde, OATES Joyce Carol, Paris : Stock, 2000
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Marilyn Monroe
DJ Mujava - le clip de « Township Funk »
Dj Mujava n’a encore qu’un seul maxi officiel à son actif mais mon dieu quel morceau ! « Township Funk » est une véritable bombe dans le monde électro et ce son nous vient tout droit d’Afrique du Sud, et plus précisément de Pretoria. Le label britannique Warp Records, reconnu pour avoir découvert de nombreux artistes de la scène électro, a toujours les oreilles bien ouvertes puisque c’est lui qui a signé Mujava en Europe. C’est la première signature africaine du label mais aussi peut-être le début d’un gisement sans fin. Elvis Maswanganyi, de son véritable nom, crée une connexion avec la jeunesse sud africaine qui invente de nouvelles danses urbaines sur son funk hybride aux sons industriels. Le clip de « Township Funk » nous en donne la preuve.
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The Walkmen « You & Me »
The Walkmen est un groupe rock originaire de New York tout comme The Strokes ou encore The National, deux groupes dans la même veine musicale. Le quintet a enregistré en 2008 son 4ème album « You & me ». C’est un album à guitares électriques mais sans le côté pompeux que peut parfois avoir certains albums du genre. Le chanteur Hamilton Leithauser pose sa voix habitée sur des compositions sobres et la guitare rugissante laisse toute sa place aux silences. Une trompette mexicaine et des percussions discrètes enrichissent parfois l’ensemble. La voix est dylannienne et la période électrique de Bob Dylan semble justement une influence importante du band. Il nous propose un rock mélodieux loin d'être grandiloquent mais diablement efficace.The Walkmen sur Talitres.com
The Walkmen - You & Me - 2008 - Talitres
Et encore une vidéo en stop-motion avec le clip de “Four Provinces”.
Oren Lavie « the opposite side of the sea »
Il a fallu 3 ans à Oren Lavie, chanteur et musicien d’origine Israélienne, pour produire et enregistrer cet album dans son appartement-studio à Berlin. On est alors en 2007 et « The opposite side of the sea » sort en Allemagne, en Suisse et en Autriche puis en Angleterre quelques mois plus tard. Il n’est pas encore sorti en France à ce jour.Oren Lavie a vécu à Londres et à New York, où il a appris à jouer du piano ainsi que de la guitare. Sa musique est une pop jazz très calme parfois comparé à Nick Drake même si la comparaison est osée. Sa voix que certains trouvent sensuelle peut aussi s'avérer soporifique! On baigne entre rêve et cauchemar et la traversée juque la rive opposée semble parfois un peu longue.
« Her morning elegance », premier titre de l’album, a été utilisé à but commercial l’an dernier par la célèbre marque de voiture américaine Chevrolet. Véritable paradoxe pour celui qui ne se déplace qu’en bus et n’a jamais posséder la moindre voiture! La vidéo de ce titre vient de sortir et fait actuellement tabac sur de nombreux blogs et sites du net. Et son succès n’est pas usurpé étant donné la qualité du travail et le plaisir qu’on prend à la regarder. Cette vidéo a été réalisée par Oren Lavie lui-même en collaboration avec Yuval et Merav Nathan. Un superbe clip en stop motion, une technique d’animation image par image.
Le site officiel d'Oren Lavie
Oren Lavie - the opposite side of the sea - 2009 - Tuition
Le site officiel d'Oren Lavie
Oren Lavie - the opposite side of the sea - 2009 - Tuition
La Lionne Blanche
Ce titre énigmatique désigne un autre polar suédois, antérieur au succès de "Millenium". L'inspecteur Kurt Wallander enquête sur la disparition d'une jeune femme sans histoires, propriétaire d'une agence immobilière, heureuse en couple. C'est par hasard que cette femme, et à sa suite, les policiers d'Ystadt, vont croiser le chemin de criminels d'envergure internationale. La mafia russe fait le lien entre cette région rurale de la Suède et la capitale de l'Afrique du Sud, Johannesbourg. L'intrigue nous tient en haleine d'un bout à l'autre du roman. On ne lâche pas d'une semelle l'inspecteur Wallander, figure solitaire et néanmoins altruiste, à laquelle on s'attache. L'intérêt du roman tient également au soin apporté à la vraisemblance du scénario. L'ancrage historique, politique et géographique est aussi passionant que le récit en lui-même.La Lionne Blanche, MANKELL, Henning. Paris : Le Seuil, 2004
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Diego Armando Maradona
Diego Armando Maradona foulera la pelouse du stade vélodrome de Marseille le mercredi 11 février 2009 à l’occasion de la rencontre entre l’équipe de France de football et celle d’Argentine. Dommage qu’on ne soit pas à la fin des années 80, on aurait alors pu se délecter des dribbles fantasques du joueur mais Maradona est aujourd’hui le sélectionneur de l'Albiceleste et on devra se contenter des dribbles du génial lutin Lionel Messi.Maradona c’est un destin hors du commun. Originaire des quartiers difficiles de Buenos Aires, il a époustouflé les spectateurs du monde entier en portant les couleurs du Boca juniors, du Barça et du Napoli, où il a la réputation d'avoir entretenu des relations ambiguës avec la Camorra. Son plus beau trophée il l’obtient avec la sélection argentine en 1986 avec notamment un doublé contre les « ennemis » anglais dont un but inscrit par « la main de dieu ». Sa fin de carrière sera plus difficile en raison de contrôles anti-dopage positifs et des problèmes récurrents avec la cocaïne.
El pibe de oro est un documentaire jubilatoire de Jean-Christophe Ros datant de 2006 sur l'homme qui confiait dès l’âge de 12 ans qu’il avait deux rêves : « Le premier est de jouer la coupe du monde… et le second de la gagner ! »
Maradona by Kusturica est la réalisation d’un rêve d’enfant par le cinéaste qui s’autoproclame le Maradona du cinéma. C’est un film décevant mêlant des extraits de films du cinéaste, des images d'archives, des animations et des discussions entre les deux hommes. Le mystère Maradona subsite. Dans ce film, « La vida tombola », a été composée par Manu Chao.
David Ornette Cherry « The End of Century »
David Ornette Cherry est le fils du génial trompettiste Don Cherry et non seulement il porte le nom prestigieux de son jazzman de père, mais il doit aussi assumer un deuxième prénom hérité du célèbre saxophoniste Ornette Coleman. Il est né en 1958, l’année où son père et son acolyte enregistrait leur premier album commun. Par la suite, il a grandi au milieu de nombreux musiciens spécialisés dans l’improvisation ouvrant son esprit sur des cultures diverses, ainsi que des sons, des textures et des couleurs variés. Au contraire de sa sœur, la sublime Neneh, et de son frère Eagle Eye, qui ont tous deux choisi une orientation musicale plutôt pop, David a poursuivi le chemin tracé par son père fait de jazz et de musique du monde en apportant sa touche personnelle. Sur « The end of century », album datant de 1999, ses compositions peuvent parfois dérouter les puristes mais le sens de la mélodie du claviériste/flûtiste/mélodiciste font de cet album un disque élégant et créatif. David se sert de l’héritage de son père pour poursuivre son brassage musicale. A découvrir ou redécouvrir en attendant d’avoir de ses nouvelles en Europe.
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La course à l’abîme
Dominique Fernandez est un passionné de l’Italie et nombre de ses romans, essais ou récits de voyage se passent dans ce pays. Il est également le traducteur d’auteurs italiens comme Pavese, Goldoni ou Penna. Plusieurs de ses romans ont été couronnés par des prix : Médicis pour Porporino ou les mystères de l’ange en 1974 et Goncourt pour Dans la main de l’ange en 1982.Dans La course à l’abîme on croise le chemin du Caravage. Le peintre nous y dévoile quelques uns des nombreux secrets de sa vie mouvementée. L’auteur retrace les frasques de cet homme, attiré par l’anticonformisme et les scandales. Et l’atmosphère de Rome au début du 17ème siècle est propice aux mystères et aux passions. A cette époque la peinture est étroitement liée à l’Eglise et Rome est régentée par le pape et ses cardinaux. L’Inquisition, les intrigues pour accéder au pouvoir, les manœuvres politiques servent de toile de fond au roman. Mais au cœur du récit on retrouve les sentiments du Caravage. Son besoin de liberté, son amour des hommes, sa violence aussi, le poussent à toujours fuir le confort et les facilités de la vie d’un peintre admiré et protégé des puissants. Cela le conduit dans des situations dangereuses bien souvent, et en prison régulièrement. Si le roman est l’occasion de découvrir la vie aventureuse du célèbre peintre et les dessous de la vie politique et religieuse de Rome au 17ème siècle, c’est surtout un excellent moyen pour se familiariser avec son œuvre et admirer ses tableaux avec un œil averti.
La course à l'abîme, FERNANDEZ, Dominique. Paris : Grasset, 2002.
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