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Songhoy Blues "Music in Exile"

Le Mali reste un terreau musical fertile qui nous offre régulièrement de belles surprises. Courant 2012, Oumar Touré et Aliou Touré, originaires de Gao et de Tombouctou, posent leurs bagages à Bamako pour fuir l'occupation jihadiste qui pourchasse les musiciens entre autre. Lorsqu’ils sont à l’université de Bamako, ils sont alors rejoints par Garba Touré à la basse et Nathanial 'Nat' Dembele à la batterie, seul à être originaire du sud du mali. Le Songhoi Blues prend forme, une réponse à un conflit qui les a poussé à l’exil.
Il y a la chaleur du soleil, des images de désert, des larmes d’exils dans cet album engagé mais aussi beaucoup d’espoir et de vie, mêlant groove africains, riffs de guitares endiablés et mélodies lancinantes. Music in exile, produit par Nick Zinner, le guitariste de Yeah Yeah Yeah et Marc-Antoine Moreau, producteur associé notamment à la carrière d’Amadou et Mariam, s’inscrit autant dans la lignée du blues du désert d’Ali Farka Touré que du rock de B.B. King. Entre musique malienne, chants songhaï et rock fiévreux, c'est un subtil mélange de traditionnel et de modernité qui brille par son énergie et son engagement !

Songhoy Blues - Music in Exile - Transgressive Records / Pias - 2015

Tamikrest « Chatma »

En 2009, Tamikrest sortait son premier album « Adagh », le groupe représentait alors la nouvelle génération de la musique touareg, véritable héritier du légendaire Tinariwen. Depuis il est devenu une véritable référence en la matière notamment grâce à Chris Eckman (membre des Walkabouts et de Dirtmusic) qui réussit à marier avec doigté blues du désert et sonorités plus occidentales. «  Chatma », qui signifie « Les Sœurs » en tamasheq, la langue des Touaregs, est magnifiquement illustré d'un portrait d'une femme fixant l'objectif d'un regard perçant. Et il est entièrement dédié aux femmes, plus particulièrement aux femmes touaregs, « épuisées par la contrainte de vivre entre les frontières dans la profonde douleur et l’oppression quotidienne » comme ils le chantent dans « Tisnant An Chatma ». Mais la force et la particularité de Tamikrest réside vraiment dans sa capacité à marier son style originel à d'autres genres comme le rock psychédélique façon Pink Floyd. « Assikal » en est sa parfaite illustration, on a même l'impression que David Gilmour, époque « Wish you were here » s'y est invité pour une petite session extrêmement planante. Le vent du désert souffle véritablement sur « Chatma », ce troisième album de Tamikrest dont l'écoute intégrale est particulièrement recommandée. Laissez-vous simplement porter.

Tamikrest - Chatma - Glitterbeat Records- 2013

Bassekou Kouyate & Ngoni Ba « Jama Ko »

Bassekou Kouyate, qui a collaboré par le passé avec des légendes de la musique malienne comme Toumani Diabaté et Ali Farka Touré, est un peu le Jimmy Hendrix du N'goni, une espèce de luthe dont il sort des merveilles. « Jama Ko » enregistré avec son groupe très familial Ngoni Ba, puisqu'on y retrouve deux de ses fils parmi les quatre joueurs de n'goni et sa femme aux chœurs, est son troisième album après « Segu blue » en 2007 et « I Speak Fula » en 2009. Son enregistrement s'est déroulé en mars 2012 au moment du coup d'état à Bamako alors que la situation au Nord du pays se dégradait de jour en jour. Des évènements qui semblent avoir profondément marqué Bassekou et ses musiciens comme sur le titre d'ouverture « Jama Ko », où il lance un appel à l'unité, la paix et la tolérance. Et alors que sa rage est contenue, elle semble continuellement retransmise par son n'goni électrifié. Des n'goni qui sont bien-sûr à l'honneur et en avant, mais qui laissent une place prépondérante aux voix pour construire de véritables chansons, et même parfois à des percussions comme sur « Kele Magni », un duo entre Amy Sacko et Khaira Arby, qui prend alors des airs de Tinariwen. Le cœur du Mali bat dans ce nouvel album de Bassekou et le notre bat à l'unisson.

Bassekou Kouyate & Ngoni Ba - Jama Ko - Out Here Records - 2013

Tinariwen « Tassili »

C'est au milieu du désert Tassili N'ajjer, dans un décor lunaire à dominante ocre, que Tinariwen a installé son campement en novembre-décembre 2010 avec tout le matériel nécessaire à un enregistrement. C'est dire si ce 5ème album respire plus que jamais le désert. Mais dans ces conditions particulières les Tinariwen ont délaissé les guitares électriques (même si elles n'ont pas complètement disparues) pour les instruments acoustiques. Leur musique devient ainsi beaucoup plus mélancolique et empreinte de tristesse, perdant la rage revendicative des précédents albums. Ils n'ont pas pour autant abandonné leur combat pour la survie du peuple touareg et sa culture, mais il s'exprime maintenant à la manière d' « un feu intérieur qui brûle ». Finis aussi les chœurs et les youyous féminins, faisant place à des collaborations assez inattendues où les invités mettent tout en œuvre pour s’imprégner du rythme et de l'esprit touareg. La palme revenant aux deux TV On The Radio, le guitariste Kyp Malone et le chanteur Tunde Adebimpe, sur l'extraordinaire « Tenere Taqhim Tossam ». La collaboration avec The Dirty Dozen Brass Band n'est pas mal non plus même si on regrettera que le brass band de la Nouvelle Orleans n'envoie un peu plus la sauce sur « Ya Messinagh ».
L'esprit du désert règne en maître sur cet album, le fantôme d'Ali Farka Touré s'invitant même sur « Tenidagh Hegh Djeredjere » peut-être attiré par le chant murmuré et habité d'Ibrahim ag Alhabib sur  « Tameyawt ». Une nouvelle belle pépite dans le désert touareg.

Tinariwen - Tassili - V2 Music - 2011

N'Dialé - Entretien avec Jacky Molard (Bzh)

Jacky Molard, violoniste, compositeur, arrangeur, et producteur breton fait partie des incontournables de la musique bretonne au même titre qu'Erik Marchand ou Jacques Pellen. Toujours attiré par la fusion des musiques, qu'elle soit bretonne, irlandaise ou balkanique, c'est avec le projet N'Dialé (composé de Foune Diarra, Yannick Jory, Hélène Labarrière, Janick Martin, Kassim Sidibe, et Alhassane Sissoko) qu'il se présente en terre trégorroise au Festival Chausse Tes Tongs. Quelques minutes avant sa montée sur scène, nous avons rencontré le musicien breton, détendu et prolixe sur le projet, en compagnie d'Alhassane Sissoko, qui avec une sagesse africaine, veillait sur notre discussion.

Le projet
« Avec mon quartet, nous avions le désir de rencontrer des musiciens maliens, mais sans vraiment avoir de noms en tête. C'est Philippe Conrath, directeur du festival Africolor qui, connaissant notre musique autant que la musique malienne, nous a aiguillé sur Alhassane Sissoko, Kassim Sidibé & Foune Diarra. Nous étions à la recherche d'instruments complémentaires des nôtres et sachant que nous n'avons pas de percussions, pas de chant et pas de cordes pincées, c'était le parfait complément avec le kamalé n'goni (la harpe des chasseurs de la région du Wassoulou, au sud-est du Mali) de Kassim, le chant de Foune et le Djembé d'Alhassane. Nous sommes partis à leur rencontre à Bamako en avril 2009. »

Les musiciens maliens
« Ils sont professionnels depuis longtemps et très connus en Afrique, ils ont aussi beaucoup voyagé partout en Europe, en Afrique et aux États Unis. Alhassane a longtemps accompagné Nahawa Doumbia, et  Kassim, Oumou Sangaré. Foune qui est avant tout danseuse, a aussi travaillé comme choriste avec Habib Koité, Amadou et Mariam, et Babani Koné. »

Les références
« A ma connaissance, ce genre de rencontre n'existe pas. Il y a bien eu des collages du genre le bagad de Saint-Nazaire et les Gnawas d'Agadir, mais c'est plus une juxtaposition alors que nous ce qu'on voulait, c'était se mettre ensemble dans le bain. »

Les débuts
« Les Maliens ont amené leurs rythmes et nous on a essayé de se mettre dedans tout de suite. Et comme on a tous des grandes oreilles, ça a plutôt bien fonctionné, tout en sachant que le principal était surtout de ne pas les gêner. Ensuite on a aussi joué nos trucs et Foune, qui est très forte en improvisation, a poser des chansons dessus. Elle a proposé, essayé et chaque fois c'était une bonne pioche. On a passé 10 jours à Bamako pour une grosse semaine de travail au Centre Culturel Français. »

Les difficultés
« Ce n'était pas vraiment des difficultés mais plus des points interrogations. Par exemple, en ce qui concerne le premier temps, on ne savait pas toujours où le placer. Nous on pensait à l'envers et quand tu penses à l'envers il est très difficile de se débarrasser de cette pensée. Mais parfois même les musiciens maliens ne réussissaient pas eux-mêmes à se mettre d'accord. Mais on réussi toujours à se débrouiller, on trouve le système, et ça marche beaucoup à l'oreille. »

Les Retrouvailles
« On s'est d’abord retrouvé au festival de Correns dans le Var, co-producteur du projet, où on a profité pour répéter une nouvelle fois 2 jours parce qu'on avait encore quelques petites choses à mettre en place. On s'est retrouvé ensuite en décembre 2009 au festival Africolor avant de partir répéter et enrgistrer à Langonnet (au sud de Carhaix). ça s'est fait très vite, tout comme la sortie de l'album, et puis l'été dernier nous avons fait pas mal de festivals. »

L'avenir
« On aimerait aller plus loin dans l'idée de groupe parce qu'aujourd'hui on en forme vraiment un. Tout les membres sont d'accord pour que l'on compose spécialement pour le groupe. Et lorsque les Maliens reviendront en France, l'été n'étant pas la période idéale en raison des nombreux concerts, il faudra profiter pour travailler un nouveau répertoire. L'album date déjà de début 2010, et il faut continuer à avancer. »

L'Afrique

« L'un de nos projets est de repartir en Afrique. On a déjà joué à Bamako lors de notre première rencontre, mais on aimerait bien rejouer un peu partout au Mali et en Afrique même si c'est difficile au niveau budget. Avant d'enregistrer l'album, en novembre 2009, on a aussi joué au Bénin, lors d'un festival sans beaucoup de moyen. Cette expérience a d'ailleurs été filmée par Sylvain Bouttet. »



« Le disque est aussi sorti au Mali, pour que la population locale en profite, même si ça s'est un peu fait dans la difficulté en raison des évènements en Côte d'Ivoire. Tous les ports étaient bloqués et les disques ont eu du mal a être acheminé sur place. Mais maintenant, le projet commence à se faire connaître. »

Le Trio Foune Diarra
« Le trio s'est mis en place en parallèle avec leur propre répertoire et une formule nouvelle, authentique, qui n'existe pas en Afrique. On les a enregistré l'an dernier dans mon studio à la maison mais l'album n'est pas encore sorti car on réfléchi au meilleur moyen. Sur notre label Innacor, on a déjà des sorties prévues pour les 2 années qui viennent et il faudrait qu'il sorte en Afrique aussi bien qu'ici. » Myspace

Mariage des cultures
« Le mariage avec la musique balkanique est plus évident que celui-ci car il y a pas mal de similitudes, aussi bien au niveau mélodique, qu'instrumental, ou encore avec les danses en ronde. C'est une culture relativement proche de la culture bretonne. Avec la musique africaine c'est complétement différent. Et ce qui est particulièrement intéressant, c'est la richesse rythmique et la stabilité incroyable qu'ils ont. Et comme la musique bretonne est une musique de transe, c'est un mélange qui swingue de façon incroyable. »

Famille
« Les Maliens connaissaient déjà Paris et d'autres grandes villes à travers leurs tournées. Mais ils venaient essentiellement pour bosser et connaissaient surtout les hôtels. Cette fois ils rentrent par la porte des amis, c'est autre chose. Aujourd'hui, on est un peu comme une famille. »

Tamikrest « Toumastin »

Tamikrest et Tinariwen, le premier groupe reconnu de musique ishumar, ont leur nom qui débute par la lettre T, comme Toumast, créé dans les années 90 autour de Moussa Ag Keyna, mais aussi Tartit, groupe de femmes issues de la région de Tombouctou ou encore Terakaft, qui vient de sortir « Aratan n Azawad ». Un T comme Touareg pour rendre hommage au peuple nomade ou simple coïncidence? La question reste en suspens! Toujours est-il que Tamikrest poursuit son chemin sur les traces de ses ainés, que le vent saharien n'a pas complètement effacé.
Pour leur 2ème album « Toumastin » (encore un T tiens!), les chansons d'Ousmane Ag Mossa ont été enregistré à Bamako avec Chris Eckman et Hugo Race  du groupe de rock américain Dirtmusic, comme lors du 1er album « Adagh ». Il existe bien quelques particularismes comme le merveilleux « Nak Amadjar Nidounia » qui prend la forme d'un reggae, « Addektegh » un instrumental sur lequel souffle le souvenir de Calvin Russell, et sur « Dihad Tedoun Itran » c'est  Matjaz Sekne, un violoniste slovène, qui vient apporter sa petite touche mélancolique. Mais dans l'ensemble Tamikrest reste dans la tradition : les guitares typiques du « blues du désert » sont omniprésentes, les percussions donnent le rythme, les choristes répondent au chanteur et des youyous retentissent de temps en temps. Comme une envie de traverser le désert!

Tamikrest - Toumastin - Glitterhouse - 2011

The Sway Machinery "The House Of Friendly Ghosts Vol.1"

à l'instar de son précédent groupe Balkan Beat Box, Jeremiah Lockwood a rapidement su s'entourer : du batteur Brian Chase des Yeah Yeah Yeahs, du saxophoniste Colin Stetson d'Arcade Fire ainsi que de deux cuivres d'Antibalas pour, comme il le souhaitait, apporter un peu de fraicheur aux musiques folkloriques juives. Contrat rempli avec "Hidden Melodies Revealed" sorti en 2009. Pour le reste il faudra attendre le 8 mars 2011 pour voir et surtout entendre leur prochain album "The House Of Friendly Ghosts Vol. 1" enregistré a Bamako après avoir été invité a participer au légendaire Festival au désert a Tombouctou, avec la crème de la scène locale : Kharia Arby, Vieux Farka Touré, ou encore Djelimady Tounkara. Leur pèlerinage africain est un bel exemple de rencontre, de partage et de compréhension entre les cultures et les religions, ce que le single "Gawad Teriamou" avec la participation de Khaira Arby illustre merveilleusement bien.

The Sway Machinery - The House Of Friendly Ghosts Vol.1 - 2011 - JDub Records

Tinariwen « Imidiwan : companions »

Le nouvel album de Tinariwen, le 4ème depuis « The Radio Tisdas Sessions », est illustré par une magnifique photo. Une petite bande de gamins à la fois fiers et heureux d'être pris pour cible mais aussi intimidés par l'appareil. Des petits gars au milieu du désert, certainement à Tessalit, au cœur du désert malien, là où le groupe a transformé une vieille maison en véritable studio d'enregistrement. Un des petit gars joue d'une guitare, bricolée avec un bidon et un vieux bout de bois, et à eux tous ils symbolisent un peu le retour au source de la formation touarègue. Leur précédent album allait à la recherche de sonorités rock, et on craignait un peu que le groupe se dirige vers une musique plus commerciale, formatée pour le public occidental. On est rassuré. Ici ils vont à la recherche d'un son plus « roots », avec toujours ces lignes de guitare emmêlées si caractéristiques, une ligne de basse bien présente, des claquements de main et des chœurs féminins apportant une belle énergie et une belle émotion surtout lorsque les femmes envoient leurs « youyous ». Le premier morceau « Iidiwman Afrik Tenda », « Mes amis de toute l'Afrique », véritable tube du désert, sonne à nos oreilles comme un chant de ralliement. On rentre alors dans une sorte de transe chamanique jusqu'au dernier morceau où la parole est donnée au « vent du désert », qui nous rappelle, dans une atmosphère lourde et pesante, que la nuit dans le Sahara n'est pas forcément de tout repos, et qu'il est temps de se ressaisir.
myspace / le site
 

Tinariwen - Imidiwan : companions - 2009 - Independiente


Boubacar Traoré « Je chanterai pour toi »

Cet album est aussi un film de Jacques Sarasin. Une promenade à travers le Mali en compagnie de celui qu’on appelle couramment Kar Kar, « casser, casser » en souvenir de ses dribbles chaloupés qui cassaient les reins des défenseurs adverses. La voix poignante du chanteur accompagnée de sa guitare acoustique nous plonge dans l’ambiance malienne. Son histoire est racontée à travers des témoignages de proches et de témoins privilégiés. Des années 60, lorsqu’il chantait l’indépendance du pays sur radio-Mali, sans jamais gagner un sou, à l’époque actuelle et sa rencontre avec le maire de Niafunké, Ali Farka Touré en passant par la disparition de Pierette, sa chère épouse, qui l’amena à s’exiler à Paris pour travailler dans le bâtiment et chanter dans les foyers africains de la capitale. Au Mali le bruit court alors que « KarKar » est mort ! Mais un producteur anglais le ressortira de l’ombre pour le faire enregistrer ses 1ers albums à partir de 1994 pour le plus grand bonheur de ses compatriotes. Le film ne donne jamais dans le grand spectacle et joue sur la sobriété. Et cela sied très bien au personnage qu’on suit à distance, et à son humilité. C’est l’histoire parfois difficile d’un homme et aussi l'histoire d’amour d'un homme avec son pays. Mais c’est surtout un film qui met en valeur la musique et c’est là toute la magie de ce documentaire. A voir ou à écouter tout simplement.

Boubacar Traoré - Je chanterai pour toi - Harmonia - 2001

Issa Bagayogo « Mali Koura »

Aujourd’hui à 48 ans, Issa Bagayogo est considéré comme un artiste accompli reconnaissable au timbre grave de sa voix et à sa dextérité au kamele n’goni, instrument traditionnel très populaire en Afrique de l’Ouest, notamment au Mali, d’où il est originaire. Pourtant, on a bien failli ne jamais découvrir son talent puisqu’au début des années 90, après deux échecs commerciaux, Issa Bagayogo décide de faire carrière comme chauffeur de bus à Bamako. Il s'enfonce alors dans la défonce, sa femme le quitte et au sein de son village on le dit même fou. Un jour il reprend sa vie en main et rencontre Yves Wernert, ingénieur du son et directeur artistique de Mali K7, avec lequel il se lance dans une nouvelle aventure musicale entre musique traditionnelle malienne et samples rythmiques. L'album « Sya » obtient un gros succès au Mali et « Techno Issa » peut alors commencer une nouvelle vie. « Mali Koura » est son 4ème album en 10 ans, il mélange les sons avec naturel et les instruments traditionnels semblent en harmonie avec les sons plus occidentaux. C’est un peu une rencontre entre la musique traditionnelle mandingue, l’afrobeat de Fela, le jazz de Miles Davis, et le blues africain d’Ali Farka Touré. L'ensemble avec un son très actuel.

Issa Bagayogo - Mali Koura - 2008 - Six Degrees