Affichage des articles dont le libellé est World Village. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est World Village. Afficher tous les articles

Les Triaboliques « Rivermudtwilight »

Voilà trois gueules de gangsters qui s'affichent à découvert sur la pochette du 1er album «  Rivermudtwilight » des Triaboliques. Et pour tout avouer ils ont un peu l'air  des trois filous Croquignol, Filochard et Ribouldingue, le trio composant les Pieds Nickelés. Mais Justin Adams, Lu Edmonds et Ben Mandelson, les trois musiciens en question n'ont rien des escrocs imaginés par le dessinateur Louis Forton au début du siècle dernier. Ce sont en fait trois musiciens britanniques qui ont débuté leurs carrières à la fin des années 70 et au début des années 80, à l'époque du Punk (Lu Edmonds jouait avec les Damned) et de la New Wave. Depuis ces 3 musiciens ont bourlingué à travers le monde aussi bien en Asie qu'en Afrique ou au Moyen-Orient. Leur rencontre donne ici naissance à une musique riche de nombreuses influences. La musique américaine du 20ème siècle, avec le blues et le folk, en est une avec l'omniprésence de la guitare, instrument fétiche de Justin Adams. Mais l'apport de nombreux instruments à cordes, récoltés à travers le monde, comme des luths, des bouzoukis, la  mandoline, donne à l'ensemble une sonorité parfois turque, d'autres arabisante. Et même si leurs voix sont plutôt discrètes, elles se font parfois entendre au milieu des instruments avec un chant en russe sur « Gulaguajira (I, The Dissolute Prisoner) », un titre pourtant aux influences sud-américaines ou  sur «  Don’t Let Me be Misunderstood », plus connu pour l'interprétation magistrale de Nina Simone. Avec ces 11 morceaux, pour la plupart des compositions originales, Les Triaboliques nous offrent une musique d'esthètes qui en s'appropriant des instruments d'origines diverses, ont finalement inventé une musique très personnelle, aux sonorités mondiales sans jamais tomber dans la copie des musique traditionnelles.

Les Triaboliques - Rivermudtwilight - 2009 - World Village Music

Pedro Luis e A Parede « Ponto enredo »


Voici un disque parfait pour la saison qui s'annonce. Pedro Luis est un des grands artisans réformateur de le musique populaire brésilienne. Cet hyperactif a déjà signé cinq albums avec son groupe A Parede et son orchestre de bal Monobloc lui prend aussi une bonne partie de son énergie. Pourtant il nous revient cette année avec Lenine à la production de l'album Ponto Enredo et le résultat est de haute volée. La samba se trouve au centre de la formule avec une rythmique à trois batteries et des percussions très enlevées ainsi que les sonorités électriques avec les wah wah ou les distorsions qui donnent à l'ensemble une touche irrésistible. Pour vous en convaincre écoutez donc le morceau « Santo samba », funky, groovy, bref un vrai petit bonheur. Pedro Luis e A Parede, Vive le Brésil.


Pedro Luis e A Parede - Ponto enredo - 2009 - World Village

Ivo Papasov « Dance of the Falcon »

Ivo Papasov (Иво Папазов) est d’origine rom turque et né en Bulgarie à la frontière de la Turquie justement et de la Grêce. C’est un virtuose de la clarinette et un monument de la musique de mariage qu’il a révolutionnée dans les années 70 en y apportant des instruments électriques. Avec l'avènement de la démocratie en Bulgarie dans les années 90, il a atteint une notoriété internationale recevant même en 2005 le prix du public de la BBC 's Radio3 World Music Award, faisant l’admiration de tous ses compatriotes. Après plus de trente ans de carrière, « Dance of the Falcon » sort en 2008. Une collection de morceaux qu’il voulait enregistrer depuis longtemps. Des titres qu’il a hérité de sa famille et qu’il est heureux d’enregistrer, dans une version moderne, pour léguer sa culture aux générations futures avec notamment une version surprenante de « la panthère rose ». Papasov joue à une vitesse stupéfiante la musique traditionnelle bulgare ainsi que d’autres régions du sud des Balkans, une musique qui s’orientalise même parfois pour notre plus grand plaisir. Il symbolise quelque part le succès de la musique des Balkans, souvent jouée par des Roms, dans le reste de l’Europe, contrastant avec la situation précaire de la communauté tzigane dans ces pays.
my space d' Ivo Papasov

Ivo Papasov - Dance of the Falcon - 2008 World Village