Affichage des articles dont le libellé est Californie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Californie. Afficher tous les articles

Black Yaya "Black Yaya"

Guitariste et chanteur d’Herman Dune, David Isar nous offre ici une parenthèse en sortant son premier album solo sous le nom de Black Yaya sur le label berlinois City Slang. Un album écrit puis joué en live au cours d’une longue tournée européenne en 2013 ainsi que de nombreux concerts en Californie où il passe désormais la moitié de son temps. Les morceaux ont ensuite été enregistrés près de Malibu. David Isar se fait alors multi-instrumentiste puisqu'il joue l'ensemble des instruments  (batterie, basse, guitare, piano, harmonica, orgue, harpe...), excepté quelques apparitions vocales de sa compagne. Ce disque naît du besoin de faire un disque plus personnel dans lequel il pouvait parler de lui. Il  est tout sauf noir même s’il est un peu plus sombre que les hymnes sucrés d’Herman Dune. A partir d’une trame folk, David Isar déroule une bobine, se permettant ainsi de se laisser aller au gré de diverses influences au fil des morceaux, comme Bob Dylan, les Silver Jews, Paul McCartney... et ainsi de voguer vers de nouveaux horizons. Cet album bricolé, qui peut pourtant sembler plus léché, nous délivre une musique lyrique qu’il qualifie lui-même de plus dure, plus intense et plus forte. 

Black Yaya - Black Yaya - City Slang - 2015

Free The Robots « Ctrl Alt Delete »

Il y en a qui militent pour libérer des prisonniers politiques, Casey pour libérer la bête, Chris Alfaro quant à lui se bat pour la libération des robots avec « Ctrl Alt Delete » comme mot de passe.
Ce producteur issu de la scène abstract hip-hop californienne à côté de Flying Lotus et de Gaslamp Killer (présent sur son 1er album), deux des protagonistes du merveilleux « A Sufi and a Killer » de Gonjasufi, propose à son tour un album de hip-hop psychédélique. Mais alors que Sumach se nourrissait du rock et de la soul des 70’s, la création de Chris Alfaro est beaucoup plus électronique, parfois dub et flirte souvent avec le jazz. Des influences qui rendent son album moins évident que le Gonjasufi, plus sombre et bourré d’expérimentations sonores. Il mélange des samples avec des sons de synthés variés, et des breakbeats avec des instruments live. Et malgré son côté bricolage électronique, il réussit à nous embarquer grâce à sa maîtrise des rythmes et à l'art de marier le contretemps du dub à des mélodies. Au milieu des titres électro futuristes ou électro vintage, se glisse deux perles aux sonorités plus orientales.  Sur « Wandering Gypsy » il marie des nappes de synthé avec un son de mélodica digne d’Augustus Pablo pour un ensemble plutôt dub et sur « Turkish Voodoo » ce sont les cordes qui nous amènent vers l'Est et alliées au son de guitare funky, on dirait parfois ce morceau issu de la compilation « Pomegranates ».
Finalement, le code magique  « Ctrl Alt Delete » fonctionne bel et bien malgré sa complexité apparente, et il faut donc se préparer à l'invasion des robots...

Free The Robots - Ctrl Alt Delete - 2010 - Alpha Pup Records

Port O’Brien « All we could do was sing »

Van Pierszalowski, chanteur/compositeur et Cambria Goodwin, chanteuse et joueuse de banjo, forment la base de Port O’Brien, accompagnés de Caleb Nichols et Joshua Barnhart. Cette joyeuse bande, originaire de Californie, nous a offert en 2008, quelques unes des plus belles mélodies pop sur l’album « All We Could Do Was Sing ». Baptisé ainsi parce que c’est la seule activité possible lorsque Van Pierszalowski se retrouve sur le chalutier familiale pour pêcher le saumon en Alaska. Certains morceaux sont directement inspirés de la mer comme « Stuck On A Boat », ou encore la pépite de l’album « Fisherman's Son » avec sa guitare acoustique jouée en picking et ses voix dédoublées le tout enrichi d’un violoncelle. D’autres titres sentent la terre ferme comme la très belle balade folk « In vino veritas » avec le chant féminin de Cambria, qui nous ramène dans la poussière de l’ouest américain. D’autres morceaux sont plus rock’n roll comme le très pixien « Pigeonhold » et ses guitares enflammées. Et il ne faut pas oublier l’ouverture aérienne avec « I woke up today », un morceau pop dans la lignée de I’m From Barcelona ou Broken Social Scene, un titre très rythmé fait pour sauter un peu partout dans la joie et la bonne humeur avec ses chants repris en chœur. Un album qui réunit l’eau, la terre, le feu et l’air, les 4 éléments fondamentaux avec un penchant pour l’océan.

Port O’Brien - All we could do was sing – 2008 - City Slang


Meilleurs albums 2008 - n°20 - Raphael Saadiq « The way I see it »

Raphael Saadiq, plus connu à la production des albums D’Angelo, de The Roots ou encore de Kelis, revisite la soul des années 60 à la sauce d’aujourd’hui. C’est très à la mode en ce moment, n’est-ce pas mademoiselle Amy Winehouse, mais l’album est tellement chic et classe, à l’image du Monsieur sur la pochette, qu’on se croirait revenu en pleine époque Motown. Et ce n’est pas la présence de Stevie Wonder sur un morceau qui nous fera changer d’avis.

Raphael Saadiq - The Way I See It - 2008 - Columbia Records