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Blitz The Ambassador « Afropolitan Dreams »

Blitz the Ambassador, rien que son nom, c'est déjà la classe. Et sa musique n'a rien à envier à son patronyme. Un véritable melting pot qui assemble les genres et explose les frontières musicales. De la soul, du funk, de l'afrobeat, du hip-hop, c'est un peu tout ça en même temps la musique de Blitz. L'essentiel c'est que ça groove ! Samuel Bazawule, de son véritable nom, a été bercé aussi bien par la soul et le jazz américains que par le highlife du Ghana. Mais sa vision de la musique a considérablement changé lorsque son grand frère lui fait écouter Public Ennemy. « Afropolitan Dream » est son 3ème album après « Stereotype » en 2009 et « Natve Sun » en 2011. Un nouvel album très personnel qui narre l'histoire d'un migrant aux États Unis. Cette histoire c'est un peu la sienne, lui qui est né au Ghana avant de rejoindre les États Unis, officiellement pour faire des études, mais secrètement pour accomplir son rêve et devenir musicien. Aujourd'hui, son rêve il le partage avec des artistes de même sensibilité : Angelique Kidjo, Seun Kuti, Nneka, Marcelo D2 ou encore Oxmo Puccino que l'on retrouve sur le titre "Africa is the future". Un titre qui symbolise une Afrique multiple, celle d'aujourd'hui mais aussi celle de demain, avec Oxmo qui rappe en français, Just A Band en swahili, Oum en arabe, et Blitz en anglais.

Blitz The Ambassador - Afropolitan Dreams - 2014  - Jakarta Records


Oy « No Problem Saloon »

Oy, duo constitué de la chanteuse/musicienne mi-suisse mi-ghanéenne Joy Frempong, et du batteur/producteur Lleluja-ha, nous invite à chausser nos pompes spéciales danse pour entrer dans ce « No Problem Saloon ». Un album qui se voit offrir une nouvelle chance, et une meilleure exposition internationale sur le label belge Crammed, après une sortie plus confidentielle l'an dernier.  Et dans ce salon du bonheur se cache un véritable bric à brac ! On y découvre des chansons entraînantes avec une ribambelle de bonnes idées pour un album qui possède un véritable goût d'Afrique. Rien de surprenant puisqu'il est le fruit du voyage de la chanteuse sur le "continent noir", du Mali en Afrique du Sud en passant par le Ghana et le Burkina Faso. Des sons enregistrés sur place sont délicieusement intégrés à la musique du duo berlinois. On entend des klaxons résonner dans les rues, des gens discuter, applaudir, rire : de véritables scènes de vies. Une porte d'un taxi qui claque, ainsi que le vacarme d'une vieille machine à laver sont même utilisées comme percussion et comme basse. « No Problem Saloon » est une véritable alchimie sonore, moderne, et passionnante. C'est un peu un mix entre l'électro de MIA, les bricolages sonores de Tunes-Yards, et la trans de Juana Molina. Un salon aux airs de voyage, dans lequel on s'invite avec bonheur pour une aventure réjouissante.

Oy - No Problem Saloon - 2014 - Crammed Discs

VA “Ode To Ghana”

Hobo Truffles est un collectif de beatmakers et un label présent sur internet, fondés par les Allemands Robot Orchestra et Shuffle Jack. Il réunit aujourd’hui des dizaines de beatmakers, plus ou moins connus, issus du monde entier. En ce début d'année, ils ont invités quelques uns de ces talentueux compositeurs pour une compilation dédiée au Ghana, pays d'Afrique occidentale situé au bord du Golfe de Guinée. C'est donc une pause musicale qui s'inspire de la musique ghanéenne ; principalement du courant highlife et de l’afro-jazz. « Ode to Ghana », rassemble au final 19 producteurs/arrangeurs qui transforment et jouent d’échantillons exclusivement issus de l’héritage musical de cette région d’Afrique. Cette contrainte pousse à des créations qui divergent de ce que l’on peut entendre habituellement tel que des petites perles planantes qui nous invitent à la détente.
Un album instrumental de beat hip hop, varié et riche à écouter et à télécharger gratuitement sur le net ! Un prochain projet du collectif serait déjà en cours... affaire à suivre...

VA- Ode To Ghana - Hobo Truffles - 2014 (disponible en téléchargement libre ici)

Ebo Taylor « Appia Kwa Bridge »

« Je voulais revenir à un feeling highlife avec cet album » explique Ebo Taylor sur le site de Strut Records. Et avec des invités de la trempe de Tony Allen à la batterie, Oghene Kologbo, guitariste d'Africa 70, Addo Nettey aka Pax Nicholas aux percussions, ainsi que Kwame Yeboah aux claviers représentant d'une nouvelle génération de musiciens africains, du feeling il n'en manque pas ! Entre « Ayesama », véritable hymne afrobeat, et « Barrima », vibrant hommage acoustique à l'amour de sa vie aujourd'hui disparue, pas une faute de goût et quelques pépites illuminées par son jeu de guitare chaloupé. Les cuivres et la rythmique donnent une couleur plus afrobeat alors que le clavier donne à l'album, une touche super funky, comme sur « Assom Dwee ». Après  la réussite de son 1er album « Love & Death » en 2010, Ebo Taylor, plus de 75 balais et légende de la musique africaine, réussit son nouveau retour !

Ebo Taylor - Appia Kwa Bridge - 2012 - Strut Records

Blitz the Ambassador - L'entretien

Responsable d'une prestation remarquée aux Transmusicales de Rennes, nous avons retrouvé Blitz the Ambassador à l'affiche du Festival Chausse Tes Tongs début août. Entre temps il a sorti « Native Sun », un album de hip-hop novateur de grande classe. C'est à la sortie des balances, déjà de hautes volées qui laissait augurer un sacré show nocturne, que Samuel Bazawule aka Blitz nous a accueilli dans sa loge. Super disponible et d'une gentillesse digne des très grands, nous avons découvert un artiste charismatique à la personnalité bien affirmée.

Au Ghana
« La musique que nous écoutions au Ghana était celle que nous entendions dans la rue à l'occasion des mariages, des naissances, ou encore des funérailles. C'étaient des musiciens de la rue qui constituaient des sortes de brass bands mais qui jouaient plutôt du high life ou de l'afrobeat. ils jouaient principalement des reprises en se déplaçant de place en place. C'était ma première expérience avec la musique live. J'ai commencé à écouter de la musique américaine plus tard à la radio, mais aussi grâce à mon père, qui voyageait un peu et s'était constitué une grande collection de disques, beaucoup de Motown et de Blue Note, notamment. Lorsque mon grand frère, de 5 ans mon ainé, est allé au collège, il a commencé à écouter du hip-hop et c'est comme ça que je m'y suis aussi intéressé. »

West coast ? East coast ?
« Au début de 90's, ça n'avait pas beaucoup d'importance. C'est seulement en 94-95 qu'il a fallu choisir entre east-coast ou west-coast. Mon frère, qui adorait Tupac, était plutôt west-coast, quand-à moi j’étais beaucoup plus east-coast ! Mais nous étions très ouvert d'esprit et j’appréciais aussi Tupac. En fait j’étais très intéressé par le hip-hop en général parce que c’était une grande nouveauté, surtout en Afrique. »

États Unis
« Je me suis rendu aux États Unis pour faire de la musique mais je ne pouvais pas l'avouer à mes parents sinon ils ne m'auraient jamais aidé. Et venant d'où je viens, il est plus facile pour ses parents de vous voir étudier que de devenir musicien. Ainsi, vous pouvez devenir avocat, médecin, quelqu'un de respectable. Alors mon billet pour les États Unis, c'était pour étudier ce qui facilite aussi les choses lorsqu'il s’agit d'obtenir un visa. Mais mon objectif a toujours été la musique et tout le temps que j'ai passé à l'université, j'avais la musique en tête. J'ai profité de mes années universitaires (4ans) pour étudier le marketing en me disant que ça pourrait toujours m'être utile le jour où je serais musicien. j'ai donc appris le business de la musique et le fait de savoir comment cela fonctionne me permet aussi d'en tirer profit aujourd'hui. »

intégration
« L'intégration dans la scène hip-hop n'a pas été facile au début. J'ai du faire des efforts pour m'adapter. J'ai du améliorer mon accent et faire évoluer mon son. Mais au bout de 4-5 ans, j'ai réalisé que je n'étais pas sur la bonne voie, que j'essayais d’être la copie conforme de ce qu'ils avaient déjà. J'ai alors changé d'optique et j'ai décidé de revenir aux sources, aux sons originels. Mon nouvel album est aujourd'hui le meilleur exemple de ce que je suis, je rappe en twi, ma langue maternelle, ainsi qu'en anglais, et j'utilise des samples d 'afrobeat et de highlife. Ça a été un processus assez lent : j'ai d’abord voulu être comme les rappeurs américains jusqu’à ce que je réalise que je ne serais jamais vraiment comme eux alors je suis revenu à ce que je suis vraiment. »

Football
« Je suis un grand fan de football et Abedi Pelé est l'un de mes joueurs favoris. Je ne le connais pas personnellement mais je connais son fils André. Quand nous étions jeunes On avait l'habitude de regarder les matchs à la TV et nous étions toujours pour l'Olympique de Marseille en raison de la présence d'Abedi ou alors pour l'Eintracht Francfort où jouait Anthony Yeboah, un autre grand joueur ghanéen. »



Ambassador
« J'ai choisi de m'appeler Ambassador lorsque j'ai réalisé que je devais être moi-même et prendre la responsabilité de ce que je faisais. Je me suis dit : "My sound is an extension of who i am". Quand tu es un immigré et que tu bouges où que ce soit, au début, tu n'essaies pas de te démarquer, tu essayes de t'insérer au mieux, tu as besoin de mieux connaitre ton environnement. Il m'a fallu quelques années pour cela, et là je me suis dit "ok! je suis ici, Les gens ne savent pas grand chose à propos du Ghana, à propos de l’Afrique en général, tout ce que je ferais maintenant, c'est tout ce que les gens d'ici sauront à propos du Ghana et de l'Afrique". J'ai pensé alors que je devais me construire comme un ambassadeur, c'est ainsi que j'ai choisis ce nom. »

Utopie
« Je poursuis toujours le même but! Dans le monde d'aujourd'hui, peu de gens arrivent à se comprendre, il y a de plus en plus de guerre, de plus en plus de désaccord, mais tout ça c'est parce qu’il n'y a pas assez d'échanges culturels. Les Européens vont très peu en Afrique, les Africains viennent peu en Europe. Il faut apprendre à partager des idées, s'enrichir des cultures différentes. C'est un énorme défi que nous avons à relever. C'est ce que j'ai voulu faire avec l'Embassy Ensemble, réunir des personnes, des musiciens en l’occurrence qui n’aurait jamais pu se rencontrer dans la vie "normale". Nous espérons amener beaucoup de monde à se rassembler pour expérimenter la même chose parce que nous sommes tous les mêmes, nous voulons tous les mêmes choses, nous voulons tous la même tranquillité d'esprit, nous voulons tous le même toit sur ​​notre tête et les mêmes vêtements. Alors même si mon objectif, bien sûr, est un rêve, une utopie, chacun d'entre nous peut essayer de le rendre possible. Ma bande est un exemple d'interculturalité : il y a des musiciens qui viennent d'Europe, un autre de Brooklyn, un autre encore d'Afrique du Sud, ils viennent de partout. nous voulons montrer que le mélange culturel est possible. Nous voulons vraiment essayer de rapprocher les gens et espérons que lorsqu'ils se réuniront et qu'ils commenceront à parler entre eux, ils se rendront compte qu'ils ont beaucoup de choses en commun, bien plus que de différences ! »

La Bretagne
« Les Transmusicales ont été une grande chance pour nous. C'était le premier grand festival où nous avons joué en France et ça a été un énorme tremplin. Jean-Louis Brossard (directeur et programmateur des Transmusicales) nous a choisi et nous a présenté comme une grande découverte du festival et nous le remercions encore. C'est grâce aux Trans que nous avons pu jouer ensuite dans de nombreux festivals comme Rio Loco à Toulouse, ou au Festival Tempo Rives à Angers, et aussi nous faire connaitre en Europe. Nous sommes vraiment très chanceux d'être une nouvelle fois en Bretagne car ici beaucoup de gens nous connaissent grâce aux Trans. J''espère que nous reviendrons encore et encore. »

En savoir plus :
Le site
Embassy MVMT

Blitz The Ambassador « Native Sun »

Samuel Baza Awuley est Blitz, un artiste originaire d'Accra au Ghana autant influencé par les sonorités africaines, l'highlife et l'afrobeat, que par la black music américaine, le jazz, la soul, mais aussi le hip-hop, et particulièrement celui revendicateur de Public Enemy. Et il met toutes ses influences au service de sa musique avec la farouche volonté de montrer une facette positive de l'Afrique. En fait, Blitz est un peu dans la lignée du Sud-Africain Tumi en proposant une musique africaine actuelle où le phrasé et les scratchs hip-hop croisent le fer avec les cuivres funky et les rythmes afrobeat.  Sur  « Native Sun », son 4ème album, les morceaux s'enchainent n'en formant plus qu'un, avec une ribambelle d'invités aux origines aussi métissées que la musique  : le Nigérian Keziah Jones, Bocafloja, MC de Mexico, les 2 sœurs franco-camerounaises des Nubians, le germano-canadien-rwandais Corneille (pour le single un peu trop mielleux « Best I can »), le Belge d'origine congolaise Baloji ou l'Américain Chuck D de Public Enemy. Un album avec beaucoup de groove (« Wahala »), de soul (l'ombre de Marvin Gaye plane sur « Free Your Mind »), d'énergie (« Akwaaba », « Victory »), mais aussi beaucoup d'Afrique (comme sur le morceau final « Ex-Itrance » illuminé par la kora). On est comblé de plaisir! (Ci-dessous, l'album complet en écoute et en image s'il vous plait!)

Lire aussi : L'entretien

Blitz The Ambassador - Native Sun -  Embassy Mvmt - 2011

Ebo Taylor "Love & Death"

Figure majeure du highlife ghanéen durant les années 50 et 60, Ebo Taylor sort ces jours-ci son premier album international. Le guitariste virtuose n'a pourtant pas chômé entre ces deux périodes. Il quitte son Afrique natale en 1962 pour s'installer à Londres afin d'étudier d'autres genres et de bonifier le sien. Financé par des gouvernements africains, Ebo Taylor officie au sein du "Black star highlife", ce band essentiellement composé d'étudiants, lui permet de confronter son style à un côté plus occidental. Cette fusion se ressent ensuite dans sa musique, toujours abondante en idées, plus structurée aussi mais qui par moments lui ôte une certaine fraicheur, comme une petite mollesse dans les riffs. Mais il n'y a vraiment pas matière à faire la fine bouche devant une œuvre aussi riche. De retour aux pays, Ebo Taylor produit une grande quantité de morceaux pour différents labels et travaille aussi bien entouré, comme avec C.K Mann, autre figure plus jeune du highlife. Toute cette production se retrouve éparpillée sur diverses compilations, notamment chez Strut. Et Strut, qui continue tranquillement à devenir un des labels les plus fins et intelligents du moment, a mis en forme cette belle inspiration de convaincre Ebo Taylor à plancher sur de nouvelles productions. Car pour notre plus grande joie "Love and death" est un album à ne pas manquer. Assisté de membres des Poets of rhythm et de Kabu Kabu, il alterne avec force nouvelles compos et réinterprétations. Le highlife et l'afrobeat cohabitent naturellement, il est quasiment impossible de résister à des morceaux comme "Victory", "Love and death" ou "Nga nga". Retour gagnant pour ce grand monsieur de la musique africaine.

Ebo Taylor - Love and death - strut Records - 2010

Playlist de la lune : la Coupe du Monde 2010 - Groupe D

La Coupe du Monde de football est, avec les Jeux Olympiques, la plus grande compétition sportive actuelle,  rassemblant des joueurs, des supporters et des téléspectateurs du monde entier. C'est ainsi l'occasion d'une grande fête populaire, et peut-être encore plus en 2010 parce qu'elle se déroule pour la première fois en Afrique après 80 ans d’existence. Le coup d’envoi sera donné le  11 Juin prochain avec le match opposant l'Afrique du Sud, pays organisateur, au Mexique. D’ici là nous allons vous présenter tous les groupes en les illustrant par une playlist musique, et par des conseils ciné et lecture. Chaque semaine deux groupes seront à l'affiche.
(Photo by Vladimir Rys/Bongarts/Getty Images)

Présentation : Après une douloureuse défaite privant l'Angleterre d'une finale en 1990, Gary Lineker lachera avec humour « Football is a simple game: 22 men chase a ball for 90 minutes and at the end, the Germans always win ». Mais les temps ont bien changé puisque l'Allemagne n'a pas remporté de titres majeurs depuis le Championnat d'Europe 96. Avec des joueurs presque tous issus de la Bundesliga, elle risque de manquer de joueurs hors du commun capables de faire la différence à tout moment. En Australie, le football n'est pas le sport roi, cela n'empêche pas ce pays isolé du reste de l'occident de participer au mondial pour la 2ème fois consécutivement. Avec son football réputé physique et peu spectaculaire, cette équipe risque d'être difficile à bouger. Récent finaliste de la CAN, battu seulement en finale par le spécialiste égyptien, les Black Stars du Ghana  ont été les premiers qualifiés de la zone africaine pour le Mondial. Si son capitaine Michael Essien, le joueur de Chelsea a le temps de se remettre de sa grave blessure au genou, et si son attaquant Asamoah Gyan trouve la confiance, cette équipe peut faire très mal. La Serbie a dominé son groupe de qualification dans lequel se trouvait l'équipe de France. Avec Radomir Antic qui a la particularité d'avoir entrainé aussi bien le Real Madrid que le FC Barcelone, La Serbie possède à sa tête un fin tacticien avec des idées auxquelles les joueurs adhèrent corps et âmes.


Favoris : Ce groupe semble plus difficile et plus serré qu'il n'y parait au premier abord. L'Allemagne, en habitué de la compétition se retrouve dans la peau du grand favori qui a plus à perdre qu'à gagner. Le Ghana est une des meilleures équipes africaines et s'il n'est pas diminué par des blessures, devrait aussi se qualifier. Mais la Serbie qui a prouvé à la France ce dont elle était capable, peut très bien jouer le trouble-fête!

À écouter :
1- Anthony Rebop Kwaku Bah « Funkum » (Ghana/Dacallo)
2- Whitefield Brothers « Sad Nile » (Allemagne/Paco)
3- T.O. Jazz « Owuo Adaadaa Me » (Ghana/Paco)
4- The Bamboos «Nightsport » (Australie/Paco)
5- Fejat Sejdic « DiskoFolk kolo » (Serbie/Dacallo)
6- Saban Bajramovic Feat. Mostar Sevdah Reunion « Opa Cupa » (Serbie/Paco) 
7- The Avalanches « Run DNA » (Australie/Dacallo)
8- Boys Noize « Let's Buy Happiness » (Allemagne/Dacallo)

À voir :
« En France, on a cours, Zahia cours! en Allemagne c'était Cours, Lola cours, le film qui a lancé les carrières internationales de Franka Potente, et Moritz Bleibtreu. Découvrirons nous le nouveau Maradonna, lors de cette coupe. la nouvelle star du ballon rond qui inspirera plus tard, un réalisateur de la trempe de Kusturica? Domenech sera t-il Le plombier qui colmatera les fuites de l'équipe de France ou laissera t-il à l'image de celui de Peter Weir (en fait un téléfilm mais vraiment bien! à voir) le tout en chantier? » Chi8 
Le + de Chi8 : Beyoncé,The President's Daughter (Ghana)

À lire :
Le soldat et le gramophone, Saša Stanišić
« En 1992 quand la guerre éclate Saša Stanišić ne sait pas s'il est Serbe, Croate ou Bosniaque. Dans Le soldat et le gramophone il raconte cette guerre avec ses yeux d'enfants puis le déracinement ressenti lors de son adolescence en Allemagne. » Azi

Rescapée, Fiona Kidman
« L'Australie du 19ème siècle n'a pas l'esprit très ouvert et la bonne société ne sait pas trop comment accueillir Betty qui a été kidnappée puis relâchée par les Maoris. Les rumeurs sur ses relations avec ses ravisseurs font les choux gras des commères malintentionnées de Sydney. Rescapée, de l'auteur néo-zélandaise Fiona Kidman nous livre une vision de l'Australie pas très rose dans une très belle édition de Sabine Wespieser. » Azi