Affichage des articles dont le libellé est afrobeat. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est afrobeat. Afficher tous les articles

Jupiter Bokondji & Okwess International "Hotel Univers"

Cela fait longtemps que mes doigts me démangent à l'idée de pas avoir parlé de ce disque ici (sorti fin 2013)... Huit longues années ont passé depuis le documentaire La Danse de Jupiter (à voir !) qui avait fait découvrir cet artiste sans lui donné une audience internationale. Les projecteurs s’étaient davantage braqués sur le Staff Benda Bilili, que l’on voyait apparaître pour la première fois dans le film avant qu’un autre leur soit consacré. 
C’est chose résolu avec avec l’excellent album Hôtel Univers. Jupiter Bokondji et son groupe Okwess International ont façonné une petite bombe à l’image de la ville qui les a bercée, où des rythmes des veillées funéraires et de guérison et des musiques urbaines s’y mêlent
Jupiter est né dans une famille appartenant à l’ethnie mongo. Il mêle dans ses chansons le kimongo, sa langue de prédilection, le tshiluba, le kikongo,  le baluba, l’allemand ou encore le français. Ce mixte détonant symbolise comment il joue des frontières. Il sort des cadres avec un rock africain sur une basse omniprésente, une section de cuivres funky, des rythmes afro-beat, un habillage d’ambiance urbaine et un chant grave qui dénonce tour à tour l'incompétence des politiques de son pays depuis les années 1980, l'utopie du "mieux vivre en Europe" mais regarde aussi vers l'avenir... Le résultat électrique est explosif, bouillonnant et révolté !

Jupiter & Okwess International - Hotel Univers - Out Here Records - 2013

 

The Souljazz Orchestra « Solidarity »

La cover du nouvel album de The Souljazz Orchetsra avec un flambeau soutenu par 3 mains, une noire, une rouge, une jaune, illustre joliment son titre : « Solidarity, Solidarité, Solidiridad, Solidariedade, تضامن ». Une solidarité universelle qui s'accorde avec la musique du groupe canadien qui dépasse largement les frontières de l'afrobeat. Ils l'avaient déjà prouvé avec « Manifesto » en 2008 et « Rising Sun » en 2010 (leur 1er album chez Strut Records) en y ajoutant quelques touches d'ethiojazz. Cette fois ils intègrent à leur afro-funk habituel, du reggae, avec le tubesque « Jericho » digne du meilleur Burnin Spear, et « Kingpin » avec le Canadien d'origine jamaïcaine Slim Moore. Ils lorgnent aussi du côté du Brésil avec Rômmel Teixeira Ribeiro sur « Cartão Postal », qui nous promène au cœur du carnaval de Rio, ou du latin-groove voir du latin-rock avec « Ya Basta » qu'on croirait sorti de chez Fania Records. Et quelque soit le style musical, ça sonne toujours très brut avec une énergie incroyable. L'album se termine en douceur avec le « Nijaay » de l'Orchestra Baobab, pour un final magnifique.

The Souljazz Orchestra - Solidarity - Strut Records - 2012




Antibalas « / »

Antibalas, dont la formation date de la fin du 20ème siècle (le temps passe, passe, passe !), est sans conteste l'un des piliers de la scène afrobeat internationale actuelle. Ils reviennent 5 ans après « Security », avec un album sans titre, comme pour marquer un retour aux fondamentaux, peut-être aussi pour signifier qu'ils reviennent en tant que groupe à part entière et non plus comme celui participant à la comédie musicale « Fela ! ». Ce 5ème album est le premier sur Daptone Records, Une maison qu'ils connaissent plutôt bien puisque la plupart des membres évoluent régulièrement avec The Budos Band, The Menahan Street Band, dont on attend avec impatience « The Crossing » (sortie prévue en octobre), ou encore les Dap Kings de Sharon Jones. Et bien qu'il ne paye pas de mine au prime abord, c'est une vraie réussite et il sonne déjà comme un classique. Les six titres qui laissent percer des influences latines, jazz et funky, font durer le plaisir. Ça déroule sans accroc avec une maestria incontestable, et ça s'écoute et se réécoute en boucle. Les dieux de l'afrobeat, Fela en tête, peuvent se réjouir, l'afrobeat vit encore de belles années.

Antibalas - Antibalas - 2012 - Daptone Records

Ikebe shakedown

En écoutant Ikebe Shakedown d'une oreille distraite, tout en sachant qu'ils viennent de Brooklyn, on se dit que c'est une nouvelle signature de Daptone avec une énième sous division du Budos band et de Menahan street band. Pourtant c'est sur Ubiquity qu'est signé cet opus à forte tendance soul et afro. Si "Tujunga", d'entrée, s'aventure dans l'afrobeat, "Kumani walk" et "No name bar" sont résolument plus soul. De nouveaux riffs afrobeat sur "Tame the beats" amènent ce titre vers des ambiances plus funky. Sur "Don't contradict", Isaac Hayes et Curtis Mayfield ne sont pas très loin, d'ailleurs à plusieurs occasions l'album baigne fortement dans la blackploitation. On sent aussi que Lalo Schifrin est dans le coin.
Alors c'est avec ce subtil mélange de soul, d'afrobeat, de funk ou de boogaloo que Ike Shakedown nous transporte sur 14 pistes sans véritables fausses notes. Des lignes de basses bien rondes, des riffs de guitares groovy, des chorus de cuivres maitrisés et des rythmiques chaleureuses... Si l'on ajoute à cela une production impeccable, on se trouve ici devant de petites perles à enfiler tout l'été. On peut juste regretter que parmi tous ces titres ne figurent pas une ou deux pistes avec un vrai vent de folie car si l'ensemble est complétement maitrisé, on se dit aussi qu'il y a eu certainement un peu de frilosité pour enflammer définitivement l'album, et qui en aurait fait un disque quasi-parfait. Mais ne boudons pas notre plaisir devant ce band très classe, en espérant le voir tourner dans nos contrées d'ici peu.

Ikebe Shakedown - Ikebe Shakedown - Ubiquity - 2011

 

Seun Kuti « From Africa with Fury : Rise »

Avec "Many things" en 2008, Seun Kuti démontrait qu'une des grandes concurrences à Femi en matière d'afrobeat s'opérait au sein du cocon familial. 3 ans après ce coup d'essai plus que convaincant, le voici de retour à la tête de l'ancien groupe de feu Fela qui peut reposer en paix, sa succession assure et s'accomplit avec brio. Une seule écoute de l'album suffit à prendre toute la mesure de l'efficacité de "From Africa with Fury : Rise", d'ailleurs à mon avis ce disque risque d'avoir du mal à trouver de réels challengers cette année en matière d'afrobeat. Accompagné par John Reynolds et Brian Eno à la production, Seun Kuti enregistre cet album à Rio de Janeiro. Le coup de maitre du trio est d'avoir injecter à l'album une véritable puissance sans se détacher de l'essence traditionnelle du mouvement. La musique de Seun Kuti reste contestataire mais l'impact est différent car contrairement à "Many things", un vent "funky" souffle tout au long du disque mis à part sur le superbe et mélancolique "Rise". Alors il suffit de se laisser cueillir par les rythmiques et le groove impeccables, les chorus de sax épatants, les riffs parfaits et la voix imposante de Seun Kuti. Le fils cadet de Fela s'impose définitivement comme l'un des grands artisans de l'afrobeat et n'a pas à rougir de la comparaison avec le paternel, ce qui n'était pas forcément évident. Chapeau.

Seun Anikulapo Kuti & Egypt 80 - From Africa with Fury : Rise - Knitting Factory Records - 2011

Ebo Taylor "Love & Death"

Figure majeure du highlife ghanéen durant les années 50 et 60, Ebo Taylor sort ces jours-ci son premier album international. Le guitariste virtuose n'a pourtant pas chômé entre ces deux périodes. Il quitte son Afrique natale en 1962 pour s'installer à Londres afin d'étudier d'autres genres et de bonifier le sien. Financé par des gouvernements africains, Ebo Taylor officie au sein du "Black star highlife", ce band essentiellement composé d'étudiants, lui permet de confronter son style à un côté plus occidental. Cette fusion se ressent ensuite dans sa musique, toujours abondante en idées, plus structurée aussi mais qui par moments lui ôte une certaine fraicheur, comme une petite mollesse dans les riffs. Mais il n'y a vraiment pas matière à faire la fine bouche devant une œuvre aussi riche. De retour aux pays, Ebo Taylor produit une grande quantité de morceaux pour différents labels et travaille aussi bien entouré, comme avec C.K Mann, autre figure plus jeune du highlife. Toute cette production se retrouve éparpillée sur diverses compilations, notamment chez Strut. Et Strut, qui continue tranquillement à devenir un des labels les plus fins et intelligents du moment, a mis en forme cette belle inspiration de convaincre Ebo Taylor à plancher sur de nouvelles productions. Car pour notre plus grande joie "Love and death" est un album à ne pas manquer. Assisté de membres des Poets of rhythm et de Kabu Kabu, il alterne avec force nouvelles compos et réinterprétations. Le highlife et l'afrobeat cohabitent naturellement, il est quasiment impossible de résister à des morceaux comme "Victory", "Love and death" ou "Nga nga". Retour gagnant pour ce grand monsieur de la musique africaine.

Ebo Taylor - Love and death - strut Records - 2010

Fanga « Sira Ba »

L'absence de cuivres à part entière dans les précédents albums de Fanga était la particularité de leur afrobeat. Cette approche audacieuse était plutôt convaincante. Le groupe se démarquait donc des formations plus "classiques", du moins dans la forme. Car le combo de Montpellier distillait un son proche de la tradition musicale nigériane ou ghanéenne. Dans "Sira Ba", la section rythmique est épaulée par l'apport d'un sax, Martial Reverdy, intégrant totalement la formation et ce n'est pas qu'anecdotique, il trouve ici sa place dans un ensemble parfaitement maitrisé et son appui renforce le groove du disque. L'énergie des morceaux est omniprésente et irrésistiblement on a envie de remuer. Les guitares, claviers et percussions sont au diapason et la basse-batterie n'a plus qu'à maintenir le cap, le tout avec talent. Winston McAnuff pose sa voix sur le jamaïcain "I go on without you". Les textes de Korbo sont incisifs et The Togo Alls stars illumine le "Dounia pt2" qui conclut l'album en beauté. Le tout rondement mené par Serge Amiano à la réalisation. "Natural Juice", leur précédent album était très réussi, "Sira Ba" met la barre encore plus haut nous servant un son percutant avec son lot de montées rythmiques et d'explosions bien cuivrées. L'afrobeat se porte bien et a trouvé en France l'un de ses grands ambassadeurs. 

Fanga - Sira Ba - Underdog Records - 2009


Pax Nicholas and the Nettey Family « Na Teef Know De Road of Teef »

C'est un plaisir immédiat qu'on éprouve à l'écoute des 4 morceaux qui constituent cette petite galette. Un pur moment d'afro funk avec une superbe rythmique, un clavier et des guitares au son bien 70's comme on les aime, et des cuivres qui pourraient être joués par Antibalas aujourd'hui. On retrouve le son des meilleurs albums de Fela, la puissance de la voix de Mister Kuti en moins. Tout ça est bien logique puisque Pax Nicholas était, durant les années 70, membre des Africa 70 en tant que percussionniste et choriste. C'est à cette époque, en 1973 exactement, que ce disque a été enregistré à Lagos avec d'autres musiciens des Africa 70. Mais Fela goutait très peu la concurrence et n'a pas permis la sortie ce disque, du coup, resté dans les cartons. On peut aujourd’hui remercier le cratedigger Franc Gossner du site Voodoo Funk qui a proposé à ses amis de Daptone Records, reconnus pour leurs productions estampillées Soul-Funk tels Sharon Jones, The Budos Band, et Menahan Street Band, de ressortir cette perle inconnue. Une perle qu’il avait lui-même découvert chez un disquaire de Philadelphie il y a quelques années. Cette petite merveille risque de donner une deuxième vie à la carrière artistique de Nicholas Addo-NETTEY, aujourd'hui installé à Berlin, ville qu’il avait rejoint à l’occasion du Festival de Jazz de 1978 et qu’il n’a plus jamais quitté fuyant ainsi la dictature nigériane. Une belle histoire pour une bien jolie galette qui s'écoute en boucle!

Tony Allen & Jimi Tenor « Inspiration Information 4 »

Après le très bon album de Mulatu Astatke & The Heliocentrics dans la série « Inspiration Information » sorti au début de l'année, voici le 4ème volet de haute facture réunissant Tony Allen et Jimi Tenor. Le label Strut frappe ici un grand coup avec un disque très inspiré. Tony Allen, grand architecte de la rythmique afrobeat, avec une bonne quinzaine d'années au service de Fela, s'affirme décidément comme l'un des batteurs actuels les plus classes. Jimi Tenor qui s'éloigne de plus en plus, voir complètement de l'électro avec le groupe Kabu Kabu, se met ici au diapason de la rythmique de Allen. Sur les neuf pistes qui composent leur réunion, afrobeat, jazz et funk s'enchainent avec brio et l'ensemble est très cohérent. L'esprit demeure très groovy et la collaboration des deux musiciens, sans transcender les genres, épice la session d'horizons frais. On sent qu'il n'y a pas de véritables frontières dans leur musique. Le Nigérian et le Finlandais sont en phase tout au long de ce disque, où les fans de l'un ou de l'autre se retrouveront sans problème. Au delà de la simple rencontre marketing, cet album mérite une place de choix sur la discothèque 2009.

Tony Allen et Jimi Tenor - Inspiration information 4 - 2009 - Strut

Nomo « Invisible Cities »

Il suffit de voir les groupes cités en référence par la bande du Michigan pour se dire que ce groupe ne doit pas jouer de l’afrobeat comme les autres. Fela reste une influence incontournable mais ils citent aussi Can, et son Krautrock allemand, Sun Ra et son jazz cosmique, Tom Ze, le bidouilleur de la musique populaire brésilienne, dont ils reprennent « Ma », Moondog, le génial musicien aveugle, lui aussi repris sur cet album avec le titre « Bumbo » issu de sa période allemande, ou encore Miles Davis, Konono N°1, Talking Heads et Francis Bebey. Et cette diversité d’influences s’entend dans leur musique. C’est de l’afrobeat mais pas vraiment traditionnelle, c’est beaucoup plus cosmique. En plus des cuivres habituels, qui résonnent parfois comme une explosion sonore, on peut aussi entendre des flûtes donnant une atmosphère plus singulière, des kalimbas électriques bricolés maison à la Konono N°1 et une lourde ligne de basse. Le tout créant une musique vraiment dense. Moins d’un an après « Ghost Rock », déjà remarqué, voici « Invisible cities », un album où la bande à Elliot Bergman fait exploser les frontières musicales de façon surprenante. De l’afrobeat urbaine nourrie de funk, de jazz, de rock et d’électro.

Nomo - Invisible Cities – 2009 - Ubiquity

Tony Allen « Secret Agent »

Pour célébrer la sortie du nouvel album du légendaire batteur de Fela Kuti, World Circuit propose de réaliser un remix du titre « Secret Agent ». Une drôle d’idée mais après tout remixer une légende n’est pas donner tous les jours ! Et si Mister Allen craque sur votre œuvre (attention la date limite est le 7 juillet), ce sera non seulement la gloire mais en prime quelques petits cadeaux des partenaires.
En ce qui concerne l'album, il n’y a pas trop de surprises, c’est de l'afrobeat de haut niveau. Mais comment il pourrait en être autrement avec celui qui a passé plus de 15 ans avec le maître Fela qui disait que sans lui il n’y aurait peut-être jamais eu d’afrobeat. On l'avait entendu expérimenter des trucs avec Doctor L (Psycho On Da Bus) ou encore Damon Albarn et Paul Simonon (The Good The Bad & The Queen) mais là c’est un album sous son propre nom et il nous livre un album classique si ce n’est les petites touches d’accordéon. Le maître de cérémonie mène à la baguette son groupe de musiciens originaires de France et du Cameroun et cinq chanteurs nigérians dont Orobiyi Adunni aka AYO, et sa voix soul. La machine tourne, il n’y a rien à y redire et c’est une véritable célébration de l’afrobeat à commencer par le superbe et bien nommé « Celebrate ».

Tony Allen - Secret Agent - 2009 - World Circuit

Jimi Tenor & Kabu Kabu « 4th Dimension »

Jimi Tenor est loin d'être un novice puisqu’il enregistre des disques depuis la fin des années 80, avec ses Shamans d’abord avant de se lancer en solo à partir de 1994 avec « Sähkömies ». Il est alors considéré comme un musicien créatif et talentueux mais avec une certaine dose de mauvais goût avec une électro pop vraiment kitsch. Il passe toutes les années 90 entre Berlin, New York, Londres et Barcelone et fini par mettre tout le monde d’accord avec « Utopian Dream » en 2001 chez Warp avec un album d’acid-jazz psychédélique. En 2007, il se lance dans l’afrobeat, avec le groupe Kabu Kabu sur l’album « Joystone ». La suite nous mène aujourd’hui dans la 4ème dimension toujours avec ces musiciens africains rencontrés à Berlin dont un ex Africa70 en la personne de Nicholas Addo Nettey. Le Finlandais déstabilise parfois en passant de l’afrobeat avec des chœurs digne de la dynastie Kuti, à l’afro-funk qui groove, de la musique digne d’une bande originale de Lalo Schifrin à des boucles électros, du jazz expérimental fusionnant avec le rock. Il rend aussi hommage au groupe japonais bruitiste, parfois minimaliste, Boredoms, avec « Mega Roots » et ses percussions tribales. Jimi Tenor est un artiste européen ouvert sur le monde qui fait bouger à la fois le corps et l’esprit avec une musique non conventionnelle.

Jimi Tenor & Kabu Kabu - 4th Dimension - 2009 - Sähkö Recordings

The Souljazz Orchestra « Manifesto »

The Souljazz Orchestra a la réputation d’embraser les scènes où il se représente mais il offre aussi sur disque une énergie très communicative. « Manifesto » est son nouvel album, avec toujours une base afro-beat mais de plus en plus d’influences funk et jazz, une petite touche latine et parfois un semblant de musique éthiopienne. Le fantôme de Fela plane au dessus des Canadiens mais James Brown vient aussi y jeter une oreille et Mahmoud Ahmed prendrait certainement un énorme plaisir à se faire accompagner par cet orchestre ! L’afrobeat n’a plus de frontières musicales, ni géographiques, puisque les plus grands groupes actuels sont originaires de New York, avec Antibalas ou le Budos Band, d’Ottawa avec The Souljazz Orchestra justement, et même de France avec les Montpelliérains de Fanga. Nomo, un autre groupe originaire des Etats Unis, a aussi réalisé un très bon album l’an dernier, intitulé « Ghost rock » qui va encore plus loin dans le brassage musical et mérite vraiment d'être écouté.
Le site de The Soul Jazz Orchestra & Le myspace de Nomo

The Souljazz Orchestra - Manifesto - 2008 - Do Right

Meilleurs albums 2008 - n°18 - Femi Kuti « day by day »


Mais non, Femi n’est pas mort, et son petit frère Seun n’est pas devenu d’un coup le seul et unique héritier du roi Féla. Celui qu’on disait parfois en pleine dépression et déviant vers la folie, une rumeur disant même qu’il déambulait dans les rues de Laos, complètement nu, et fumant joint sur joint, prouve ici qu’il faut encore compter sur lui. Il se permet même de nous offrir un album qui renouvelle l’afrobeat en en faisant une musique très actuelle sans jamais renier ses racines. On est rassuré par l’état de santé du Femi et sur l’avenir de la musique nigériane puisque son fils de 13 ans fait déjà entendre sa voix sur un titre.
myspace de Femi Kuti

Femi Kuti - Day By Day - 2008 - Label Maison